Les concessions faites à VINCI une rentabilité colossale
En introduction de l'article fort documenté de Christelle Peybernes, nous souhaitons vous présenter quelques chiffres généraux de la multinational VINCI. Ce sont en effet quelques chiffres, dans un article du 6 août 2019 dans Les Echos, de la journaliste Sabine Delanglade, qui nous révélaient que alors que les concessions (parkings, autoroutes, stades, aéroports) ne réalisent que 13,9% du chiffre d’affaire de Vinci (contre 85,6% pour les contrats classiques de construction), et à peine 8% de ses effectifs, elles représentent pas moins de 58,8% de son résultat opérationnel, contre seulement 38,2% pour les activités de construction !
Ainsi alors que dans la branche construction du groupe Vinci la marge opérationnelle atteint seulement 4,2% dans la branche concessions elle atteint 39,4% soit 9,4 fois plus !!! Faisant des concessions (dont les aéroports font partie) la vraie machine à cash du groupe. Situation de quasi monopole extracteur de rente au profit d'actionnaires bénéficiant d'une rentabilité colossale. C'est bien aussi d'avoir ceci à l'esprit avant la lecture de cet article . Olivier Berardi
Article rédigé en Janvier 2020
Qui, sur le bassin Chambérien, n’a pas été agacé au cours des week-end d’hiver, par ce ballet incessant d’avions atterrissant sur l’Aéroport Chambéry Savoie Mont Blanc ? Depuis la privatisation en 2004 au profit du groupe VINCI, le trafic ne cesse d’augmenter avec aujourd’hui, un mouvement toutes les 5 minutes. Les nouveaux aménagements de pistes, subventionnés pour moitié par le département et la qualification IFR (Instrument Flight Rules), se traduisent par un trafic en constante augmentation. A Chambéry : on augmente les avions et on supprime des trains ! (1)
L’ae�?roport de Chambe�?ry Savoie Mont Blanc est ge�?re�? depuis 2004 par un groupement Vinci/Keolis, devenu Vinci Airports.
Ce groupe est la cible de critiques fonde�?es sur 3 plans : la politique sociale, l’augmentation des frais de location et l’attribution scandaleuse de subventions.
Cet ae�?roport voit actuellement une forte augmentation du trafic, alors que la re�?gion axe sa politique de lutte contre le re�?chauffement climatique en occultant comple�?tement l’existence d’un ae�?roport et donc l’incidence sur la qualite�? de l’air.
Le pre�?texte de vouloir faciliter le transport des 20% des clients de stations de ski qui se de�?placent en avion est de�?passe�?. Comment peut-on accepter sur notre territoire la suppression de lignes ferroviaires et l’augmentation des avions ?
Nos e�?lus qui tolèrent l’augmentation du trafic ae�?rien sur ce bassin si encaisse�?, de�?jà si pollue�? doivent apporter des justifications. Cette de�?cision est contraire aux engagements qui doivent être pris pour re�?duire notre impact sur le re�?chauffement climatique.
Nos maires (toutes les agglome�?rations autour du lac et de Chambe�?ry) et notre pre�?fet doivent exiger une e�?tude de la pollution sonore et atmosphe�?rique (y compris l’impact sur les nuages). Cette e�?tude doit être re�?alise�?e durant la pe�?riode hivernale, en diffe�?renciant les jours avec fort trafic et peu de trafic. Il ne faut pas se contenter des moyennes annuelles !
Les alternatives existent : de�?velopper le train, même quand on vient d’Angleterre ou d’Allemagne. Pour aller plus loin encore, n’est-il pas plutôt temps de donner un avenir plus cohe�?rent a cet espace ge�?ographique ? Ces terres fertiles peuvent faire l’objet d’un beau projet plus respectueux de l’environnement, porteur d’emploi, favorisant le circuit court (maraichage, corridor biologique, voie de bus Savoie Technolac - Chambe�?ry).
Surement ces dernières lignes vont trop loin pour beaucoup de lecteurs, en revanche l’analyse documentaire qui suit met en avant les incohe�?rences de la gestion de l’ae�?roport, en de�?saccord total avec les engagements que notre re�?gion doit prendre pour respecter les accords du GIEC. L’Etat ne doit plus être complice et doit reprendre la concession de l’ae�?roport de Chambe�?ry Savoie Mont Blanc pour une maitrise publique et re�?fle�?chir à son inte�?gration dans les projets du Plan Climat Air Energie Territorial des communes de Savoie.
Historique
L’ae�?roport du Bourget-du-Lac a e�?te�? construit en 1934 à des fins militaires et civiles (re�?f. 2). En 1960 il est transforme�? pour accueillir des touristes dans les stations de ski. En 1990 il est modernise�? pour recevoir les JO d’Alberville de 1992.
En 2004 la chambre de commerce et d'industrie de la Savoie cède la gestion au groupement VINCI/Keolis.
En 2016, l'ae�?roport est renomme�? Chambe�?ry Savoie Mont Blanc.
En 2017/2018 une e�?tude est re�?alise�?e pour optimiser la piste (re�?f. 1 et re�?f. 4). Les atterrissages sont de�?sormais et augmentent ainsi le trafic de 9,9% en 2018.
Gestion à l’encontre d’une logique sociale et économique
Vinci est critique�? pour les raisons suivantes : en 2004, le Bourget-du-Lac est le premier ae�?roport confie�? à Vinci avec Grenoble et Clermont Ferrand (re�?f. 6). Depuis il a acquis 12 ae�?roports Français dont St Exupe�?ry. « Vinci re�?cupère des dividendes deux à trois fois supe�?rieurs au montant des be�?ne�?fices re�?alise�?s,en piochant dans les tre�?soreries ...
Re�?duction de charges d’un côte�? – notamment de personnel – et augmentation des recettes de l’autre, sur les parkings ou sur les loyers paye�?s par les ae�?roclubs....De fait, les petits poucets du ciel que sont Clermont-Ferrand, Chambe�?ry ou Grenoble affichent une faible
rentabilite�?. Mais ils pre�?sentent un avantage pour l’exploitant : ils sont subventionne�?s. Et pas qu’un peu...Autres exemples : pour l’ae�?roport de Chambe�?ry, le de�?partement de Savoie a investi 20 millions d’euros entre 2004 et 2013, quand Vinci a mis moitie�? moins.
A Chambe�?ry, les recettes extra-ae�?ronautiques ont bondi de 17 % en 2018, grâce à des re-facturations de prestations et à la « hausse contractuelle des AOT ». Il s’agit de l’augmentation des loyers paye�?s par les
locataires de la plateforme : loueurs de voitures, commerce et... ae�?roclubs. Depuis 2016, Vinci a entame�? un bras de fer avec ces derniers, occupants historiques des ae�?roports au point de menacer la survie de certains.».
Trafic
Au niveau National :
Le trafic ae�?rien augmente de 5% par an
Ae�?roport du Bourget-du Lac – Chambe�?ry Savoie Mont Blanc
Il gère plus de 200 000 passagers, principalement l’hiver.
Le trafic de cet ae�?roport repre�?sente 20% du nombre total de passagers qui rejoignent les Alpes en avion. La fre�?quentation annuelle des stations de ski e�?tant de 10 millions de visiteurs, dont 7 millions de skieurs et 2 millions d’e�?trangers, cet ae�?roport repre�?senterait moins de 1% des visiteurs de stations de ski et 2% des e�?trangers. L’ae�?roport de Chambe�?ry a un trafic commercial saisonnier (re�?f. 1) : du 15 de�?cembre au 30 avril. C’est en moyenne 11 000 mouvements IFR par an (vols re�?guliers vols d’affaire).
10 lignes re�?gulières directes vers l’Europe ainsi que de ses vols charters ski ope�?re�?s par une vingtaine de tour-ope�?rateurs principalement britanniques, scandinaves et russes.
Ce trafic est principalement le week-end (du jeudi au dimanche), soit 17 week-end.
C’est le 3e ae�?roport d’affaire en hiver derrière les ae�?roports de Le Bourget et de Nice (re�?f. 3).
Toujours d’après re�?f. 1, on compte 13 gros charters par jours, 42 vols /jours et 150 mouvements par jours lors des samedis d’affluence pour le ski.
La nouvelle gestion des pistes (note d’octobre 2018) permet d’augmenter les plages horaires (plus de restrictions de nuits) et d’avoir 6 arrive�?es et 6 de�?parts par heure. Soit un mouvement toutes les 5 minutes (re�?f. 1).
D’après l’analyse des donne�?es UFA (re�?f. 5), il y aurait une moyenne de 29 passagers par vol commerciaux (charters) et il a e�?te�? compte�? sur une journe�?e de samedi qu’il y a une moyenne de 7 passagers par vol d’affaire.
L’ae�?roport affichait en 2016 un taux de remplissage des avions à 80%, mais il est difficile de savoir comment sont ame�?nage�?s les avions (un même type d’avion d’affaire peut être ame�?nage�? pour 80 ou 10 places).
Entre 2013 et 2014, on note une augmentation de 41% des vols commerciaux ( 2 602 des vols d’affaires, charters, avion nolise�? : affre�?te�? pour le transport à la demande).
En comparaison, l’augmentation du nombre total de passagers empruntant cet ae�?roport de Chambe�?ry repre�?sente 3,45% (515 passagers supple�?mentaires).
On a alors du mal à comprendre le taux de remplissage annonce�?. Les chiffres 2019 ne sont pas encore disponibles, mais d’après re�?f. 1, le nombre de vols est en augmentation sur 2019 et 2020.
Pour de�?cembre 2019 et janvier 2020, on observe que les avions d’affaire de capacite�? 10-12 places transportent re�?gulièrement un passager seulement (qui part à Courchevel en he�?licoptère ensuite). Les plages horaires le week-end sont de 6h à plus de 23h avec en journe�?e des laps de temps de 5, voir 4 minutes entre 2 vols. En hauteur au niveau des hameaux du Bourget-du-Lac ou de Voglans, le bruit est incessant, dû à l’atterrissage, le de�?collage, la mise en piste, la mise au parking, et même les appareils au sol qui laissent tourner le moteur.
Cette observation est confirme�?e par la note en re�?f. 1d’octobre 2018, consultable sur le site du ministère de la transition e�?cologique et solidaire. Elle de�?crit la possibilite�? d’utiliser le cote�? Sud pour atterrir pour augmenter le trafic. La mise en place de cette nouvelle proce�?dure de gestion du trafic permet, d’après cette note d’augmenter le nombre d’arrive�?e : 6 par heure (idem pour le de�?part). Et « il n’y a plus de restriction d’utilisation de la piste 18 pour les de�?parts de nuit ».
L’ae�?roport est donc en cours d’augmentation du trafic :
• Un mouvement toutes les 5 minutes (un de�?part ou une arrive�?e)
• Le trafic de nuit est dore�?navant tole�?re�?
Par temps de brouillards, les avions sont de�?tourne�?s sur Grenoble et St Exupe�?ry. Ces ae�?roports ont donc la capacite�? d’accueil.
Pourquoi avoir augmente�? la possibilite�? de recevoir de nouveaux avions alors que le nombre de passagers diminue et que Saint Exupe�?ry peut les accueillir ?
Quel public ?
Vinci Airports se vante lui-même d’avoir en 2016 re�?nove�? son terminal pour « accueillir la clientèle haut de gamme ». C’est 1% des touristes des stations de ski. Il s’agit donc d’un tourisme très limite�?, très aise�?.
Environnement et Santé
Au niveau National :
Le trafic ae�?rien augmente de 5% par an
Un ae�?roport en France est responsable de 3,5% de la pollution atmosphe�?rique. Ceci du au trafic ae�?rien, au de�?collage, atterrissage et roulage au sol, mais aussi à tous les e�?quipements au sol.
Il est responsable de 5% du re�?chauffement climatique
Il est 40 x plus polluant que le train
Il est plus polluant qu’une voiture à remplissage complet.
ADEME : « À titre d’exemple, des questions se posent sur l’exone�?ration du ke�?rosène alors que l’avion e�?met jusqu’à 40 fois plus de CO2 que le train par kilomètre parcouru et par personne transporte�?e. Or, le secteur ae�?rien repre�?sente environ 3,5 % des e�?missions de gaz à effet de serre de la France (re�?f. 13) ».
Les jets prive�?s polluent 20 fois plus qu’un avion « normal ».
Sur le site re�?f. 14, le calcul de la pollution d’un trajet peut être e�?value�?. Sur un vol Manchester- Chambe�?ry :
Un avion prive�? type Piper PA28 : un passager pollue 3 fois plus qu’un A320.
Un avion A 320 : le passager pollue 7,5 fois plus qu’un trajet en Train/Bus.
Les re�?fe�?rences actuellement utilise�?es ne prennent pas compte de tous les polluants re�?els que ge�?nère le trafic ae�?rien et datent de 2016 alors que le trafic augmente chaque anne�?e.
Une e�?tude Allemande constate que les avions augmentent la masse nuageuse, ce qui impact l’intensification des averses re�?f. 12. Les nuages bas ont aussi une conse�?quence sur l’accumulation de certains polluants au sol. Ce facteur est pre�?occupant dans notre re�?gion puisque notre site est connu, en particulier en pe�?riode hivernale, par son brouillard persistant.
Notre site est particulièrement propice à stocker la pollution, de par le relief alentour.
Chambe�?ry Savoie Mont Blanc
Il n’y a pas de mesure d’air autour de l’ae�?roport.
L’agence ATMO, re�?fe�?rence�?e pour les mesures de qualite�? d’air par le ministère de la transition e�?cologique et solidaire a installe�? 3 stations de mesures de qualite�? d’air sur le bassin Chambe�?ry-Aix-les bains :
Au niveau du pe�?riphe�?rique urbain au niveau du tunnel de la Cassine
Au niveau d’une rue passante à Chambe�?ry-le-Haut
Au niveau d’une rue passante à Chambe�?ry (rue Pasteur)
Aucune mesure de qualite�? d’air sur le trajet du trafic ae�?rien n’est accessible sur le net.
Les stations actuelles ne sont pas adapte�?es pour re�?aliser une e�?tude se�?rieuse sur la pollution du transport ae�?rien. Elles sont incomplètes, ne permettent pas de visualiser une e�?volution sur plusieurs anne�?es ante�?rieures, durant la pe�?riode hivernale. Pour 2019 (seule anne�?e accessible au pas mensuel) on observe que les valeurs mesure�?es (dioxyde d’azote, monoxyde d’azote, PM 10, PM 2,5) sont les plus fortes en janvier et fe�?vrier (re�?f. 16, et graphiques en fin de doc).
Les notes pre�?fectorales du bassin Chambe�?rien et les engagements de la re�?gion suivent et les directives nationales qui sont axe�?es sur la diminution du trafic routier, sur l’incitation des citoyens aux modes de de�?placement doux, mais n’abordent jamais le thème de l’ae�?roport et du trafic ae�?rien.
Il en est de même dans le rapport de diagnostic du Grand Chambe�?ry pour le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce rapport est très ge�?ne�?raliste, ne permettant aucune analyse, et ne mentionnant jamais ni les avions, ni les ae�?roports.
Le PCAET de Grand Lac publie un diagnostic qui aborde de manière très ge�?ne�?ral le transport ae�?rien, se basant sur les mesures du laboratoire ATMO qui, à notre connaissance ne travaille que sur des moyennes annuelles et comme mentionne�? plus haut, les stations re�?fe�?rence�?es se trouvent sur les routes telles que la VRU de Chambe�?ry ou les grands boulevards.
Ce diagnostic affirme que le transport ae�?rien serait responsable de 2% des e�?missions de CO2 dues au transport.
Ce diagnostic a le me�?rite de pre�?senter des chiffres mais ils s’avèrent très ge�?ne�?ralistes et non à jour. Après analyse il s’agit des chiffres globaux de l’ensemble de la re�?gion Auvergne-Rhône-Alpes. En ce qui concerne l’e�?volution du trafic ae�?rien, ce diagnostic rend la marie�?e plus belle en s’arrêtant à l’anne�?e 2013, où on constate un trafic en baisse. Ce n’est pas se�?rieux puisque ce rapport datant de 2018 aurait dû montrer qu’en 2014, le trafic a augmente�? de 41%, et qu’il n’a jamais baisse�? bien au contraire.
Le diagnostic PCAET de Tarentaise Vanoise est bien plus inte�?ressant à exploiter. De nombreux graphiques explicitent permettent des analyses et il ressort que le transport des personnes est responsable de la pollution atmosphe�?rique à hauteur de 49,4%, dont 31% de la part du transport ae�?rien.
Si on considère que la part des touristes qui viennent en avion depuis l’ae�?roport de Chambe�?ry est de 20%, cet ae�?roport serait responsable de 6% des e�?missions de GES sur cette e�?tude Tarentaise.
L’ae�?roport de Chambe�?ry repre�?sente donc 12% des e�?missions GES dû au transport des personnes, pour faciliter l’accès des 1% des touristes qui se rendent au ski.
On est loin de la re�?fe�?rence nationale (3,5%), ou des 2% annonce�? par Grand Lac.
Rappelons que ce chiffre ne prend pas compte de la spe�?cificite�? des avions atterrissant sur l’ae�?roport de Chambe�?ry (un grand nombre d’avions de luxe peu remplis), ni de la pollution au sol.
Pollution augmente�?e
Par temps de brouillard, les avions sont de�?tourne�?s sur Grenoble et St Exupe�?ry. Certains de ces avions de�?tourne�?s rede�?collent dans la journe�?e pour de�?poser les clients sur Chambe�?ry. Nous sommes là dans la configuration maximale de l’e�?mission de pollution atmosphe�?rique, puisqu’on fait de�?coller et atterrir un avion pour un voyage de 70 km, alors que 2 bus affre�?te�?s auraient permis de faire le trajet en moins de temps (normalement les bus arrivent à rouler même dans la brume).
D’après les sources gouvernementales le transport ae�?rien fait partie des sources polluantes à diminuer. « Les e�?missions du transport ae�?rien, maritime et fluvial ne repre�?sentent pas une contribution importante à l’e�?chelle re�?gionale mais peuvent constituer des sources d’e�?missions localement significatives. » re�?f. 17.
D’un autre cote�?, les efforts de VINCI Airports sont encourage�?s par le de�?partement de la Savoie (Re�?f. 19) : « L’ae�?roport renforce ses engagements environnementaux...l’ae�?roport Chambe�?ry Savoie Mont Blanc a ainsi renouvele�? son accre�?ditation carbone, mis en place un nouveau contrat de tri de de�?chet et installe�? 3 ruches sur la plate-forme. En interne, un guide des e�?co-gestes a e�?te�? cre�?e�? pour sensibiliser le personnel et diminuer l’impact de chacun au quotidien. » Est-ce se�?rieux un de�?partement qui applaudit la mise en place de 3 ruches alors que l’ae�?roport est responsable d’au moins 3,5% de la pollution atmosphe�?rique ?
L’ADEME doit être entendue par notre gouvernement et nos e�?lus locaux : pour aller au sport d’hiver, il faut utiliser les transports en commun comme le bus ou le train.
Il ne faut pas suivre les conseils de ce site par exemple, qui propose aux « usagers » des avions d’affaire de verser une contribution suivant la pollution de leur appareil et du nombre de passager, à un organisme qui aidera à la fabrication de fours à faible consommation en Afrique. Oui, il y a un calculateur performant pour ces riches usagers, pour continuer à polluer notre valle�?e en bonne conscience : https://www.pro-sky.com/fr/actualites/2016-01-23-calculateur-de-co2-enfin-de-la-transparence-pour-les- jets-prives-167/ .
Les questions que je me pose :
1/ Quand il y a des alertes pollution, le trafic ae�?rien est restreint e�?galement (pas à ma connaissance). Pour les voitures, l'arrête�? pre�?fectoral du 2 novembre 2017 permet au Pre�?fet de Savoie de mettre en place la circulation restreinte, dès lors que le niveau 2 d'alerte pollution de l'air est atteint (re�?f. 8).
2/ Aucune mesure de qualite�? de l’air autour de l’ae�?roport de Chambe�?ry, ni de mesure de bruit (depuis les Catons, Voglans...). Sur Chambe�?ry, il ne faut pas se re�?duire à 2 mesures par an, mais par exemple à des mesures le mardi, le samedi, sur 2 pe�?riodes hivernales.
3/ L’hiver, la couverture nuageuse stagne sur ce secteur Bourget-du-Lac – Voglans. Il est reconnu que le trafic ae�?rien augmente ce phe�?nomène. Y’a-t-il eu une e�?tude sur l’influence de l’ae�?roport sur notre secteur ?
4/ Comment a e�?te�? pris la de�?cision d’augmenter le trafic et de re�?duire les restrictions horaires ?
6. Se�?curite�? des populations
Les formateurs Français et même au E�?tats-Unis affirment que l’atterrissage sur l’ae�?roport de Chambe�?ry Savoie Mont Blanc est dans les simulateurs de vol, car re�?pute�? pour être un site à risque. L’augmentation du trafic et l’augmentation des charters augmente force�?ment l’occurrence d’un accident ae�?rien.