Bataille de Sidi Brahim : “Monsieur le maire, madame la première adjointe“
Bataille de Sidi Brahim : Monsieur le maire, madame la première adjointe


Par ailleurs, la commémoration de la bataille de Sidi Brahim à laquelle vous avez assisté renvoie à la célébration de la mémoire du lieutenant-colonel Lucien de Montagnac, dont les historiens ont depuis longtemps établi qu’il avait constitué l’un des chefs de guerre français les plus cruels – et par ailleurs les moins obéissants aux ordres de son propre gouvernement. Publiée en 1885, sa correspondance ne constitue qu’une longue apologie de crimes de guerre, faite par un homme aux convictions militaristes et racistes, qui reconnaît sa responsabilité dans de nombreux massacres et d’exécutions sommaires. Un passage fréquemment cité de sa correspondance résume sa pensée :
« Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot en finir anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ».
Pensez-vous qu’il soit raisonnable que le maire et la première adjointe de Chambéry aillent commémorer la mémoire d’un homme qui ne constitue qu’un criminel de guerre ? Je peux concevoir que vous n’étiez pas conscients de la réalité qui se cache derrière cette commémoration de la bataille de Sidi Brahim. Désormais que vous en êtes informés, j’espère que vous renoncerez à vous associer à la célébration des crimes de guerre de Lucien de Montagnac et plus généralement de ce crime contre l’humanité qu’a constitué la conquête française de l’Algérie Dans cet espoir, je vous prie, monsieur la maire et madame la première adjointe, de recevoir mes cordiales salutations. Laurent Ripart
Photo 1 : n'était pas affichée lors de cette commémoration : légende " Pour chasser les idées qui m'assiègent parfois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d'artichauts, mais bien des têtes d'hommes“ Lucien de Montagnac Photo 2 : Extrait d'un texte affiché rue de Boigne, sur la 1er tente de la commémoration,

