Chut ! la presse locale enquête

La semaine dernière, comme quelques lecteurs ont bien voulu nous le signaler, l’Essor Savoyard a publié un reportage sur les mystérieux lofts créés, sans la moindre autorisation et en dehors de tout contexte légal, sous le bâtiment du Bernascon. Un immeuble pourtant classé à l’inventaire des Monuments historiques.
Cette bizarrerie avait fait l’objet d’une enquête et d’un article paru ici même le 31 janvier dernier. Il n’aura donc fallu que trois mois à (une toute petite partie de) la presse papier aixoise pour réagir à cette habitude aixoise de ne pas respecter la loi. Tout n’est donc pas désespéré.
Dans la foulée, on peut espérer qu’un journaliste local, moins timoré que les autres, voudra bien s’intéresser à d’autres particularités locales, comme, par exemple, les mystères de la rue François Ponsard, cette voie en impasse devenue piétonne par la seule grâce du 1er adjoint et pour le seul confort d’une douzaine de riverains.
Dans la même veine, une autre histoire, tout aussi abracadabrantesque mais davantage préjudiciable, mériterait de retenir l’attention de nos amis les publicistes locaux.
Voici quelques jours, une policière municipale, renonçant à l’anonymat, n’a pas hésité à adresser à l’ensemble de la presse locale un dossier sur le curieux fonctionnement de cette police municipale, laquelle est placée sous l’autorité du même premier adjoint faiseur de rues piétonnes. Aux journalistes qui l’ont contactée, cette fonctionnaire a proposé de surprenantes informations, révélant que des plaintes seraient même instruites actuellement à la demande du procureur de la république.
Des premiers éléments de cette histoire, il ressortirait que du personnel municipal aixois serait victime de harcèlement de la part de supérieurs hiérarchiques, sans que les élus ne réagissent. Pire, non seulement les élus fermeraient les yeux mais de plus ils préfèreraient continuer à payer des employés municipaux à rester chez eux plutôt que de crever l’abcès. Si de telles assertions étaient avérées, voilà qui justifierait, n’est-il pas, quelques bons articles dans le dauphiné, l’Essor ou encore l’Hebdo des Savoie.
L’auteur de cette chronique ayant décidé de s’offrir une cure de désintoxication de la presse papier locale, il prie instamment les lecteurs de bien vouloir lui signaler toute éventuelle réaction d’icelle à propos de ces passionnantes affaires. Sans se faire trop d’illusions quand même...

