Déchets sur la ville
Déchets sur la ville

Je me suis lancé en 2018 dans une prospection du contenu de nos poubelles marrons à des fins de nutrition à une époque où je ne bénéficiais d’aucune indemnités pour me nourrir et rechercher de l’emploi. Cette prospection a ensuite évoluée vers une action qui recouvre la définition d’anti-gaspillage ou de récupération. Après avoir été témoin de la quantité d’éléments utilisables ou réutilisables, je me suis connecté avec l’association Savoie récup et avec d’autres citoyens pour donner à la société le bénéfice de la dite action.
Au fil du temps je me suis concentré sur la nourriture, cela en regard du symbole de vie de ce produit généré par l’activité humaine. Cela en regard aussi du respect de la vie privée et non-anonymisée des poubelles des particuliers.

Je me concentre donc depuis 5 années sur les déchets liés au commerce d’alimentation. Je ne me concentre pas sur les déchets des autres commerces. Les déchets que je récupère se trouvent sur le domaine public, dans nos poubelles marrons, celles des commerces d’alimentation. Au fil de cette action d’anti-gaspillage ou de récupération, je me suis employé à mettre au compost un grand nombre d’aliments qui ne s’y trouvaient pas.

Je suis témoin de déchets utilisables et utilisés par la métropole comme gisier, utilisables et utilisés par l’agriculture pour "fertiliser". Au fil de mes réflexions, je me suis interrogé sur la nécessité d’incinérer le volume composté par le biais de mon action. Je me suis interrogé sur le bénéfice économique issue de la combustion d’un melon. Il m’est alors venu à l’idée que mon action, par le retrait d’une partie des déchets organiques en amont de l’incinérateur pouvait économiquement bénéficier à la société.
En retirant de la matière ignifuge en amont de l’incinération, je contribue au rendement de combustion de l’incinérateur et ce rendement est au cœur de la production d’électricité sous-jacente au traitement de nos déchets.

Pour reprendre l’exemple du melon, sa présence dans un four d’incinération créer une perte de rendement de combustion et donc une perte dans la création d’électricité. Il en va de même pour tout ce qui n’a pas de pouvoir calorifique, tout ce qui est ignifuge ou composé d’un fort pourcentage d’eau. Ainsi, je témoigne qu’un tri en amont d’un four d’incinération de déchets peut engendrer un gain économique. Je suis conscient du lien entre économie et emploi et conscient de la valeur du geste de tri promeut par nos choix politiques. Je souhaites sensibiliser les acteurs de ma ville sur un sujet de société :

Pensez-vous qu’une ligne de tri en amont de l’incinérateur pour le retrait des bouteilles d’eau, déchets verts, objets utilisables ou réutilisables, bombonnes de gaz et substances ignifuges soit une bonne idée ? …
Pour un meilleur rendement de combustion ? … Pour une réduction de la masse de déchets ? … Pour dégager le marge nécessaire au fonctionnement de cette ligne ?
Une évaluation qualitative et quantitative est-elle envisageable ? Une ligne de tri à ce niveau du processus de traitement des déchets aurait-elle une impacte positive ?

