Elections européennes : Sommes-nous encore en démocratie ?
Elections européennes : Sommes-nous encore en démocratie ?

Le Monstre Vous nous avez tué au nom de la liberté La démocratie n’est pas le droit de vote mais la liberté de savoir et la connaissance basée sur le fait de savoir Votre démocratie est le moyen de supprimer la vérité et de jeter la liberté en prison Quelle est la liberté que vous m’avez donnée ? Deux poignées de cendre Où est la liberté là-dedans ?
Rouge Noir et Ignorant (Pièces de guerre) Traduction Michel Vittoz
Elections européennes : Sommes-nous encore en démocratie ?
Depuis maintenant plus d’un mois, les candidats Bardella (RN) Glucksmann (PS-Place publique) Hayer (Renaissance) remplissent les pages des médias dominants dans une propension qui frisent l’overdose et l’indécence.
L’illusion de débats organisés, ou d'interviews, ne peuvent masquer le matraquage quotidien par les articles dans ces médias autour de ces candidats; soit pour commenter leurs petites phrases, soit pour “analyser » les sondages qui pullulent.

On comprend bien la manoeuvre, les sondages étant publiés tous les jours, les commentaires champignonnent pour savoir si Bardella va passer les 30% ou les 31% ou les 32%, ou si Glucksmann va rattraper Hayer, ou si Hayer va redescendre, ou si les courbes de Glucksmann et d’Hayer vont se croiser etc….. Et tant pis si la veille la même litanie a été exposée.
Au final, les noms de ces candidats ont été prononcé des dizaines et dizaines de fois par jour, en boucle. La fabrique de l’opinion ( E.Bernays, W.Lippman) bat son plein, sans vergogne. Certains jours, des quotidiens excluent carrément les résultats et les commentaires concernant les listes de Manon Aubry (LFI) ou de Marie Toussaint (EELV) Deffontaines (PCF) seul parmi les “petits candidats“ Marion Maréchal (Reconquête-Zemmour) arrivent à exister. On apprend ces jours ci, qu’officiellement la Macronie, veut la promouvoir, pour contrer Bardella. (CQFD)

L’illusion de la pluralité des points de vue est totale, la propagande médiatique imposant le bruit autour de 3 candidats. Dans ces conditions, cette élection est comme d'autres, totalement biaisée.
Mais cela ne suffisait pas, l’attaque du pouvoir Macroniste en direction de ces opposants les plus radicaux est en marche forcée.
Dans quelle république bananière vit-on, pour que la présidente du premier groupe parlementaire de gauche (Mathilde Panot LFI ) soit convoquée par la police de Macron ?
Dans quelle république bananière vit-on, pour qu’une candidate de la liste Union Populaire (Manon Aubry) aux Elections Européennes, Rima Hassan soit convoquée par la police de Macron ?



