En affaire comme en politique une seule règle : touche pas au grisbi

La droite en rêvait, la gauche l’a amené sur un plateau et Bernadette LACLAIS l’a amendé.La Commission spéciale sur la Loi Macron a en effet intégré «le secret des affaires» dans le code du commerce, ce qui n’existait pas jusqu’ici. C’est bien Bernadette Laclais, député de Chambéry qui porta un amendement visant à autoriser les sociétés à demander la non-publicité de leurs comptes annuels «afin de protéger les entreprises françaises des contraintes de publications».Cet amendement de la socialiste Bernadette Laclais aurait été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur socialiste,qui ont notamment mis en avant un risque de contradiction avec le droit européen sur ce sujet selon le magazine Entreprise de l’Express. Mais que vient faire Bernadette Laclais, députée membre de la commission des affaires sociales, loin de son périmètre ? Ainsi vont sûrement de service rendu en amendement pendable, le chemin de croix qui mène de député godillot, à sous secrétable voir jouissance suprême à ministrable.

Rappelons que, soit disant, l’objectif de ce texte, voté par la majorité et l’opposition, est de de prévenir l’espionnage économique. Il prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée au titre du secret des affaires d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. La peine peut portée à sept ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende en cas d’atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France.
Et même si amendement à la loi de 1881 sur la presse précise que le secret des affaires n'est pas opposable au journaliste dans une procédure de diffamation...il va falloir sortir blindée pour informer.
Rappelons que loi sur la transparence de la vie politique votée en 2013, stipule qu’il faut finalement se déplacer en préfecture, décliner son identité, pour consulter les déclarations des élus . Et gare aux, journalistes ou tout autres personnes tentés de les publier : la loi leur réserve une amende de 45 000 euros et un an de prison.
Que ce soit en Affaires ou en Politique pas touche aux Grisbi est la devise ...la boucle est bouclée...mesdames et messieurs bonne appétit
