Etre ou paraître ? Telle est la question...

Qui n'a pas rêvé, un jour, d'être libre? Qui sait vraiment ce que c'est d'être libre? Qui sait vraiment être et ne pas paraître? Comment acquérir notre propre liberté et se libérer de nos chaines liées à l'éducation, la société, le regard des autres, les systèmes de valeurs que nous nous imposons et qui nous sont imposés? Depuis maintenant 4 ans, je recherche une quiétude dans ma façon d'être. J'essaie, tant que possible, d'adopter une attitude qui est en accord avec mon propre système de valeurs et mes propres pensées et opinions. Je développe un maximum mon esprit critique, toujours un peu plus, toujours aussi en me forgeant avec un esprit de contradiction qui me force à argumenter mes choix et à mieux enrichir mes connaissances et donc ma propre perception du monde qui m'entoure.
Je m'approprie le monde qui m'entoure. Je constate, dans cette quête, que moult gens sont dans une attitude du paraître et en ont complètement oublié d'être. A trop vouloir rentrer dans le moule, on se vide. A trop se vider, on suit. A trop suivre, on oublie qui on est et le libre-arbitre est ignoré, nié voire renié. Est-ce grave d'avoir sa propre vérité si elle n'est pas celle des autres? Et au final, celles des autres, en quoi est-elle plus vraie que la vôtre? Qui a dit que l'on devait penser comme ci ou comme ça? Après tout, si chacun assumait vraiment d'être, les choses évolueraient peut-être positivement. Si au lieu de paraître de bons parents et faire comme dans les livres, les parents écoutaient leurs ressentis pour élever leur enfant, ce dernier serait peut-être moins névrosé à l'âge adulte. Et alors, les névroses que nous nous transmettons dans la hiérarchie familiale seraient peut-être amenuisées pour laisser place à la liberté de penser et d'agir.
Car oui, comme on s'en doute, les névroses que nous avons, nous êtres humains, ne viennent pas juste de débarquer dans notre siècle! Elles sont encrées dans notre patrimoine génétique tellement fort que nous reproduisons sans le savoir les mêmes erreurs (si tenté qu'on sache ce qui est vraiment une erreur ou non) et nous les transmettons à la génération suivante. Oui, nous nous sommes enfermés, au fil des années et des siècles, dans une prison de l'être qui laisse de plus en plus de place au paraître sans cesse renforcé par le développement de notre société de consommation et du choix de confort matériel au détriment du confort de vie. Je rêve d'un monde libre. Je rêve d'un monde d'être. Qu'on fasse tomber les masques!

