La citoyenneté sera-t-elle licenciée?

Quand Manuel Valls annonce la réduction des dépenses publiques de 50 milliards en 3 ans et de 11 milliards de la dotation de l’État aux collectivités d’ici 2017 (soit 3 milliards par an). Ce sont, d’après le collectif des associations citoyennes, la disparition de très nombreuses associations et de dizaines de milliers d’emplois associatifs.
«Ce gouvernement, comme les précédents, semble ignorer que les richesses produites par la très grande majorité les 1 300 000 associations sont constituées avant tout de développement humain, de démocratie et de participation à la vie de la cité, de renforcement du lien social et d’épanouissement des personnes. Paradoxalement, cette annonce tombe au moment même où le premier ministre affirme qu’il a besoin des associations pour gagner la bataille de l’emploi et reconstruire l’espérance,notamment dans les quartiers et les territoires ruraux ou périurbains où le désarroi gagne chaque jour du terrain
Les ruptures de financements publics ont des conséquences extrêmement graves pour les associations :un recul général de leurs capacités d’agir, y compris pour celles dont l’action ne repose que sur l’engagement bénévole, – une forte dégradation des conditions de travail, tant pour les salariés que les bénévoles, – la destruction de dizaines de milliers d’emplois qualifiés, porteurs d’expérience et de savoir faire associatifs, – leur remplacement partiel par des emplois précaires et sous qualifiés, souvent en substitution de services publics territoriaux détruits par ailleurs.
En particulier la signature de milliers de contrat temporaires dit « emplois d’avenir », destinés à des jeunes peu qualifiés, ne saurait masquer durablement la réalité de ce plan social déguisé, – la disparition des associations les plus porteuses de citoyenneté, de lien social et de coopération.»
