La crise, une opportunité à ne pas rater

Le changement -on l'appelle aujourd'hui « Transition »- s'avère par conséquent global. Evidemment, il présente une dimension sprirituelle. Evidemment et heureusement pour sortir enfin du néant dans lequel le matérialisme à outrance nous a plongés. Tout va devoir être révisé : qui nous sommes, ce que nous faisons ici, comment continuer. Cela fait peur. Il y a de quoi. D'un autre côté, pas le choix. Si ça c'est pas une opportunité ! Alors un moyen de se rassurer est peut-être de ne pas y voir un changement aussi... on dira vertigineux de par sa globalité. Oui, un bon moyen de ne pas rester statufiés par la peur légitime, c'est de se raccrocher à ce que nous connaissons et d'agir dessus. C'est là que l'on retombe sur la consommation responsable, ambition au rabais pour les uns et action de proche en proche pour les autres. Elle est les deux mais la considérer suivant la deuxième perspective est la solution la plus raisonnable pour agir concrètement. Au programme de vos lectures, pourquoi donc ne pas vous offrir du temps pour aborder le dossier de Question philosophie n°5 (http://www.lafontpresse.fr) -décidément, on va croire que j'ai des actions boursières chez les philosophes, alors que pas du tout, ce serait le comble du déraisonnable, non?!-. Intitulé « La société de consommation en question », il a pour grand mérite de vous présenter plusieurs synthèses intéressantes, l'une sur ce que pensent les sociologues de cette évolution sociétale majeure, l'autre consacrée à sa dimension existentielle et aux analyses de Gilles Lipovetsky. Et de conclure sur « l'apprentissage de la modération » qui passe par des pratiques de décélération décrites page 72.

