La Francatomique : Une politique énergétique corrompue et sans démocratie
La Francatomique : Une politique énergétique sans démocratie


En fe�?vrier 1975, les Presses Universitaires de Grenoble publiaient « Alternatives au nucle�?aire », contre-propositions de chercheurs de l’institut de l’e�?nergie de Grenoble (IEJE). La pre�?sentation de cet ouvrage collectif indiquait ceci (extrait) : « Le Gouvernement Français vient de prendre la de�?cision de mettre en chantier six tranches nucle�?aires en 1976 et autant en 1977. Par la suite, ce rythme de construction ne devrait pas faiblir, si l’on en croit les perspectives e�?nerge�?tiques officielles.
Jamais dans l’histoire de notre pays, une de�?cision d’une telle importance n’a e�?te�? prise après un de�?bat d’aussi courte dure�?e, limite�? à quelques responsables de l’administration et de l’industrie. Jamais les de�?clarations officielles sur l’importance de l’e�?valuation technologique n’ont paru aussi formelles ! Jamais, l’opinion publique n’a e�?te�? tenue à ce point e�?loigne�?e des sources d’information et d’un dialogue vrai avec les experts ».

Cinquante ans plus tard, de�?bats publics, concertations publiques, enquêtes publiques, s’enchaînent pour permettre à la Françatomique de respecter formellement ses obligations le�?gales.
En effet, la « relance » du nucle�?aire de�?cide�?e par le pre�?sident Macron ainsi que les projets ne�?cessaires pour la mettre en œuvre (construction de nouveaux re�?acteurs nucle�?aires, lignes à très haute tension, nouvelles installations de la chaîne d’approvisionnement en combustible neuf et de traitement des combustibles use�?s, stockages de de�?chets radioactifs) obligent l’Etat, EDF, RTE, ORANO, l’ANDRA, à soumettre leurs plans et projets à la consultation du public. La Commission Nationale du De�?bat Public (CDNP) est « l’autorite�? administrative inde�?pendante » qui les organise.
Mais le public est-il re�?ellement informe�? de l’existence de ces proce�?dures technocratiques et de l’ensemble des enjeux des plans et des projets concerne�?s ? Toutes les informations allant à l’encontre de ces plans et projets sont-elles porte�?es à la connaissance du public lors de ces de�?bats, concertations et enquêtes ?
Un « dialogue vrai » entre le public et les experts est-il possible lorsqu’il y a un de�?se�?quilibre de traitement me�?diatique flagrant entre les informations favorables aux plans et projets et celles qui y sont de�?favorables ? On peut se�?rieusement en douter après deux de�?bats publics et une concertation sur le plan de « relance » du nucle�?aire, organise�?s ou supervise�?s re�?cemment par la CNDP.







