La politique du fait accompli : aspect de la colonisation du peuple

On ne peut qu’être frappé dans la séquence historique que nous vivons tant au national qu’au local, par la concordance des pratiques du pouvoir. Si au national la Loi Travail et au local par exemple ; le nouveau PLU de l’agglomération de Chambéry ou la rénovation des anciens Thermes d’Aix les Bains (85 millions €), n’ont que peu de rapport à priori, il en est un qui les rassemble, malgré, les différences de chacun: C’est la politique du fait accompli. Les deux pieds bien arcboutés sur leur pouvoir légitime (institution), les élus, n’ont aucun doute sur la justesse de leurs décisions qu’ils imposent à marche forcé contre la population, contre le peuple.
La politique du fait accompli est avant tout une politique de dissuasion. A ce titre elle met en oeuvre deux violences principales :
1-La première constitue dans un temps fulgurant à éffacer un espace présent pour lui subsituer un futur qui s’impose immédiatement dans nos vies, sans notre accord. Ceci passe par la dissimulation, la rétention, du projet envisagé, afin de masqué le plus possible justement sa projection. Le but étant de diminuer toute discussion, toute reflexion alternative et couper court à toute mobilisation. Le futur qui surgit (symboliquement : délibération, acte juridique, 49.3 etc.. ou présentiellement : arbres coupés, voiries transformées ) d’un coup de baguette magique, si il désole certains, peut être vécu d’abord aussi comme une politique d’action en marche, ce qui est demandé par les citoyens et d’autre part, de fait comme un nouveau présent qui s’impose dans notre vie quotidienne, et qui dissuade tout être normalement constitué, d’imaginer un seul instant de pouvoir revenir en arrière (stopper le temps).
2- La deuxième violence mis en oeuvre par cette politique de dissuasion du pouvoir étatique ou local est le recours à la violence physique par l’exercice de ces forces légitimes (Police-Justice) doublant ainsi la violence administrative et législative, par la violence sur les corps : des manifestants, des syndicalistes, des jeunes, des journalistes, des familles, des enfants, les tabassants, les blessants, les mutilants, les tuants (Rémi Fraisse), rappellant ainsi aux intrépides (tout ceux qui n’auraient pas intégrés la décision de la violence du droit politique) que l’idée même de contester, de manifester contre de telles décisions et de telles pratiques face aux pouvoirs en place, par sa présence corporel, en opposant des corps rassemblés, nécessite de payer un coût qui peut être trés élevé. La trace de la matraque sur les corps, de l’oeil perdu, de l’être cher mutilé, peut renforcer la haine et la colère, mais dissuade fortemet d’y revenir...du moins dans les mêmes conditions.
Cette politique de fait accompli ne peut que nous faire penser à celle du colon, de la colonie, de la colonisation qui s’approprie du terrain, du territoire, du pays, des espaces culturels à l’extérieur, par la force brutal et barbare. Ici cette politqiue est mis à l’oeuvre par une oligarchie(National /local) contre le peuple à l’intérieur d’un périmètre national mais qui est bien relié à un “ impérialisme international de l’argent“ (Multinaltionale/Banque/finance), qui font la pluie et le beau temps de nos vies. Cette politique était nommée, il n’y a pas longtemps comme une dictature économique, une politique de classe. L’abandon par les partis dits de gauche (PS-PC) de tout les concepts opérants depuis 1 siècle pour désigner l’oppression et l’exploitation à l’oeuvre et les moyens pour les contrer, laisse le peuple sans défense, sans espoir, impuissant.La mievrerie conceptuelle qui sort des congrès de ces partis est à l’image de leur décomposition. Ne nous étonnons donc pas que les notions de «Lutte de classe» que les noms de Lénine, soit repris par le Front National...demain pourquoi pas la dictature du prolétariat. Pourtant l’histoire nous a enseigné que les Nazis, déjà, des la fin des années 1920 et début 1930 avait construit un discours anticapitaliste virulent et argumenté qui a séduit une partie des classes populaires et des classes moyennes. La radicalité du peuple a horreur du vide. La radicalité du peuple a besoin de tout temps d’une traduction d’un support politique, qui soit réellement une force, une violence qui stoppe les violences que le peuple subit. Le pouvoir économique le dit depuis 30 ans, le pouvoir politique le dit depuis 10 ans : Nous sommes en guerre ! Il serait peut-être temps d’organiser cette force du peuple pour promouvoir autre chose que cet esclavage qui vient.

