Le banc public, le mal aimé du Faubourg Montmélian

Suite à la visite de l'élu en charge de la sécurité et de l'article, du Dauphiné Libéré, du 25/04, le Faubourg Montmélian veut panser ses plaies, Bernard, un habitant du Faubourg nous envoi une texte que nous publions.

Rappelant l'évènement tragique survenu, en septembre dernier, l'agression d'une personne âgée qui succombera à l'hôpital de Grenoble, quelques jours plus tard, le journal rapporte le compterendu de l'assemblée générale de l'association de quartier.
Celle ci donne une vision inquiétante de la situation du Faubourg.
Il est question de climat d'insécurité grandissante, de menaces en tout genre, d'incivilités...
Habitants et personnes fréquentant le quartier, nous n'avons pas vu cette image noire du Faubourg. Il y règne en général une atmosphère paisible, fréquentée par une communauté de personnes qui se connaissent et s'apprécient.
D'autre part, un climat sain, tranquille, comme peuvent l'espérer certains, ne fait pas l'assurance qu'un drame ne peut jamais nous atteindre. Entendons, dans les faits divers, la surprise des voisins devant l'inimaginable drame. De l'acte odieux pratiqué par une personne dont les voisins ne soupçonnaient pas le caractère dangereux...
Quelle est donc cette liste impressionnante d'incidents relevés par cette association ?
Voilà maintenant, l'adjoint à la sécurité, nouvellement élu à la Municipalité, qui veut rassurer. Il promet de l'ordre, par le renfort de la police municipale, des amendes pour lutter contre la saleté, la lutte contre l'alcoolisme et... le démontage des bancs. Un véritable programme sécuritaire dont il n'est pas sûr que certaines cibles ne cachent pas d'autres volontés. Car en quoi, le démontage des bancs publics peuvent ramener le calme dans ce quartier ? Depuis des années, les utilisateurs de ces bancs, sont connus. Il s'agit de vieux travailleurs étrangers, qui après une longue vie de labeur dans notre ville, et de douleurs consécutives à des accidents du travail ou de maladies contractées, se reposent et discutent, ensemble, évoquant leurs souvenirs.
Est ce bien là le risque d'une détérioration du climat nécessitant... le retrait de bancs publics ?
Ce n'est pas acceptable.
D'autre part, nous disposons dans le quartier, d'une maison de retraite, dont certains pensionnaires sortent parfois pour se rendre en ville, se changer les idées, effectuer quelques courses. N'ont ils pas besoin d'un banc, pour se reposer, sur la place d'Italie aménagée, quand leur santé chancellent ? Font-ils craindre quelques risques à la population locale, pour se voir retirer des bancs publics ?
Ce n'est pas acceptable.
Effectivement, le Faubourg Montmélian a d'autres plaies à panser, que la population, interrogée ici et ailleurs, a classé : l'insécurité de l'emploi. La crainte de perdre son travail. Quand on passe par cette artère, ce que l'on observe en premier, ce sont les magasins fermés. Les affaires qui marchent moins bien, en raison de la crise économique et de la perte du pouvoir d'achat. Ce sont les façades des immeubles peu entretenus par des propriétaires. Quand on passe par cette artère, ce que l'on observe, ce sont la présence de pauvres (des jeunes, des retraités, français et étrangers), que nous avons accueilli dans notre ville et qui n'ont plus de travail et parfois se font exploiter par des propriétaires sans scrupules, comme l'indique l'article du journal.
Ce n'est pas acceptable.
Ce qui n'est pas acceptable, ce sont les mesures de restrictions adoptées qui font craindre la disparition d'emplois d'agents de la prévention. La fermeture de maisons d'accueil pour les plus démunis. L'abandon de nos valeurs républicaines : la fraternité et la solidarité.
Alors, soyons plus tolérants. Aidons les plus démunis. Ne supprimons pas les bancs publics. Pour ces raisons, des bancs pratiques et colorés, seront confectionnés et installés. Rejoignez nous

