Le bus comme une bétaillère

Le dimanche matin, même avec un temps maussade, aller au marché de Chambéry le Haut, ne devrait pas être envisagé, comme une épreuve pour un habitant du Biollay ou du centre ville.Pourtant c’est bien ce que l’on peut vivre, quand on ne posséde pas de wouature à Chambéry. En effet, si vous n’êtes pas un lève tôt, vous allez, tout d’abord rater le 8h35, le suivant étant à 9h45, mais là, commence la compéttion impitoyable . En effet si comme moi, vous le prenez à “Reclus“, vous aurez la désagréable impression, quand la porte s’ouvre, de devoir rester sur le troittoir. Nous étions 6 à monter dont une maman sa poussette et son enfant. Pour donner l’ambiance, c’est un passager qui m’a donné le ticket, via le chauffeur, car bien évidement un tel trajet est payant ! Notons que le chauffeur était attentionné, patience et prudent (montée de Chantemerle) Me faufilant au milieu, je constate qu’il y a 3 poussettes et 3 enfants en bas âge. A côté de moi une femme demande à ce que l’on ouvre la fenêtre, elle ne se sent pas bien, on lui fait de l’air et on la soutien. Je me mets à compter avant la montée de Chantemerle nous sommes 78 personnes. A “ St Ombre“ un jeune couple avec un bébé dans une poussette ne pourra pas monter. Elle ira donc au marché sur la route, qui comme chacun sait n’a pas de trottoir et est extrêmement dangereuse. Faut-il préciser que 98% des passagers sont d’origines maghrébines ou autres.C’est ainsi que l’on transporte les populations pauvres.
Comme peut-on transporter, sans avoir honte, des habitants dans de telles conditions ?
Mettre un bus approprier (rallonge) ou mettre un créneau horaire supplémentaire suffirait. Mais les responsables, à cette heure ci, ont autre chose à faire dans leur weekinge que de savoir comment le peuple est transporté...puisque c’est déjà bien qu’il le soit.

