« le Code du Travail ne s’applique pas au-dessus de 1500 m d’altitude »

Le Forum Social des Saisonniers se tiendra les vendredi 21 et samedi 22 novembre 2014 au FIMM de Chambéry .
Pour faire reculer la précarité des saisonniers, il est temps de passer des paroles aux actes;
Entre 40 à 45000 saisonniers travaillent en Savoie, répartis à 80 % en Tarentaise. Ce sont des jeunes travailleurs, (29 ans) célibataires dont prés de 60% on le niveau Bac.Mais qui «acceptent» des emplois non qualifiés.(1)
La caractéristique principale est que ce travail est de plus en plus subi et non choisi, comme il y à 20 ou 30 ans. L’arrivée de jeunes de 18 à 25 ans est en augmentation. Le salaire est en majorité le SMIC, les conditions de logement sont catastrophique. Si les saisonniers en Savoie, ne subissent pas massivement, comme certains travailleurs sud américains dans le sud de la France, des conditions proches de l’esclavage, il n’en demeure pas moins que malgrès les rapports (Lepors, Al-french-Simon, F.Vannson, F.Nogué) et leurs préconisations, les travailleurs saisonniers en Savoie vivent une superprécarité dans la légalité. Altérant fortement leurs santé physique et psychique. Rappelons le PIB du Tourisme de l’Or Blanc en avoie, est chiffré autour de 7 milliards €
Le message que porteront les participants de ce 3ème Forum sera de demander Une clause de reconduction du contrat saisonnier
- Le versement de la prime de fin de CDD - La portabilité des droits (ancienneté, droit aux allocations chômage, formation) - L’obligation de logement lié au contrat de travail - La prise en charge des transports par les employeurs et collectivités - La création de groupes d’expression et de concertation réunissant: Saisonniers, Syndicats, Employeurs et Pouvoirs publics - Le renforcement des moyens et des missions des maisons des saisonniers

Petit rappel macro économique : Les activités saisonnières de l'agriculture et du tourisme atténuent le déficit de la balance commerciale par l'exportation de produits alimentaires et par l'accueil de touristes étrangers ; de surcroît, elles sont non-délocalisables et créatrices d'emploi. Pour ces raisons il semblerait simplement, humain, qu’une juste répartition de la manne touristique, bénéficie aux travailleurs saisonniers. Aprés des décennies d’alerte et de constat on ne peut que se demander légitimement : quels intérêts défendent les élus locaux ?
(1) Observatoire Secours Catholique 2010
