Les Conseils de quartiers en question

A propos des conseils de quartier
Le 19/09, sur le site de la ville de CHAMBERY, paraissait l'appel à rejoindre les conseils citoyens de quartier, avant leur relance prochaine. Le texte n'est pas forcément très clair, sur l'activité des citoyens dans cette instance de démocratie participative.
Il est question d'une évolution de leur fonctionnement et de leur gouvernance, avec une plus grande indépendance et un cadre plus souple.
Bon faut-il traduire évolution de fonctionnement et de gouvernance que le citoyen va davantage être pris en considération ? Qu'il pourra voter des projets ? Que son avis sera pris en compte et opposable au choix prévu ? Qu'il disposera d'un budget pour étudier les meilleures mesures envisagées ? Bref, d'un changement significatif par rapport à l'organisation précédente, du temps de Dame LACLAIS. Hélas, si le citoyen réclame davantage de participation aux affaires communales et manifeste son mécontentement (abstention ?) quand il n'est pas entendu, je crains que cela se poursuive... Jugeons sur pièce. Le conseil n'est plus co-présidé. L'élu référent peut être absent si l'on consulte le document sur les questions que l'on se pose : Les élus ne seront plus directement impliqués dans la gouvernance. Risque de courrir longtemps pour le rencontrer... Il est question de collégialité des citoyens pour travailler dans un cadre allégé et par commissions par projet. Autrement dit, c'est la multiplication des strates de réflexions. Je discute en commission et propose. J'évalue au collège et réduit la portée d'une proposition pour son acceptabilité. Et finalement, l'élu de quartier évalue l'opportunité de la proposition avant de la passer ou non, au boss de la ville.
Sacré chemin...
Sûr que les élus vont être pépères pendant cette mandature... Comme disait CLEMENCEAU : un comité est un groupe de personnes, qui séparément ne peuvent plus rien faire, mais qui collectivement peuvent décider que rien ne peut-être fait. Pas étonnant qu'il en est conclu :Quand on veut étouffer un problème, le plus sûr moyen est de créer une commission. Les citoyens relèveront-ils le défi ? Participeront-ils pour faire mentir l'adage ? Pensent-ils, comme cet homme politique* dont j'ai oublié le nom: la démocratie se doit d'être une création continue ?

