L'ESPOIR EN CHANTIER

Il y a quelques jours, je présentais sur TVnet citoyenne la démarche des chantiers d'espoir qui, sur un appel rassemble des citoyen-ne-s et des militant-e-s de formations politiques, syndicales, associatives pour fonder une alternative sociale, politique, économique et environnementale au système actuel qui nous mène dans le mur.
Un ami m'a alors interpelée sur le fait que ce n'est pas de rassemblement dont les gens ont besoin, surtout les 30% qui sont dans la situation la plus difficile au point de vue emploi, logement, formation…mais plutôt de clivage sur des positions affirmées de lutte des classes.
Je ne nie pas que la lutte de classes existe et fait rage. D'ailleurs, le milliardaire américain Waren Buffet, une des 1ères fortunes mondiales, a dit lui-même: La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. (1). Et il y a longtemps que cela dure! Mais le capitalisme en est la forme aboutie.
Comment comprendre autrement cet ordre des choses quand, pour faire vite, les détenteurs du Capital c’est-à-dire des avoirs financiers et de la majeure partie des ressources de la planète possèdent plus que le PIB de plusieurs pays, quand ce ne sont pas les revenus du travail qui enrichissent mais la spéculation, quand l'économie de toute une société dépend des banques et de leurs actionnaires, quand 1 milliard de personnes au niveau mondial vit sous le seuil d'extrême pauvreté…?
Néanmoins, pendant que se joue cette partie terrifiante, des femmes et des hommes continuent à espérer, aspirer à d'autres modèles de société justes et humains, pour que la devise Liberté Egalité
Fraternité ne soit pas qu'un vœu pieux. Ces hommes et ces femmes luttent, manifestent, témoignent, pour certain-e-s en construisant des alternatives en rupture avec les modes de vie, de travail, de consommation, de déplacement dominants. Ils et elles ouvrent un chantier, quelque chose de tangible, de constructif; elles et ils ouvrent aussi le champ d'un à-venir possible, désirable: tout un espoir qui trouve là à se réaliser.
Mais ne soyons pas naïfs: pour transformer une réalité dure, destructrice, dangereuse il faut être nombreux et déterminés à œuvrer collectivement à un projet de société, que l'on soit militant d'une organisation ou pas.
C'est le sens de l'appel à se rassembler qui, certes, fait fi des différences entre les courants et les personnes qui y répondent, tout en privilégiant leur engagement respectif sur un contenu commun, une base pour aller plus loin! Car ce ne sont pas les idées et les solutions aux problèmes posés qui manquent mais plutôt la conviction en notre pouvoir d'action, notre propre puissance politique en tant que citoyen, usager… quels que soient notre âge, notre statut, nos origines, tous producteurs de richesse économique et sociale.
Chambéry le 20 avril 2015
(1) Voir: La guerre des classes, de François RUFFIN, aux éditions Fayard, 2008

Comment comprendre autrement cet ordre des choses quand, pour faire vite, les détenteurs du Capital c’est-à-dire des avoirs financiers et de la majeure partie des ressources de la planète possèdent plus que le PIB de plusieurs pays, quand ce ne sont pas les revenus du travail qui enrichissent mais la spéculation, quand l'économie de toute une société dépend des banques et de leurs actionnaires, quand 1 milliard de personnes au niveau mondial vit sous le seuil d'extrême pauvreté…?
Néanmoins, pendant que se joue cette partie terrifiante, des femmes et des hommes continuent à espérer, aspirer à d'autres modèles de société justes et humains, pour que la devise Liberté Egalité
Fraternité ne soit pas qu'un vœu pieux. Ces hommes et ces femmes luttent, manifestent, témoignent, pour certain-e-s en construisant des alternatives en rupture avec les modes de vie, de travail, de consommation, de déplacement dominants. Ils et elles ouvrent un chantier, quelque chose de tangible, de constructif; elles et ils ouvrent aussi le champ d'un à-venir possible, désirable: tout un espoir qui trouve là à se réaliser.
Mais ne soyons pas naïfs: pour transformer une réalité dure, destructrice, dangereuse il faut être nombreux et déterminés à œuvrer collectivement à un projet de société, que l'on soit militant d'une organisation ou pas.
C'est le sens de l'appel à se rassembler qui, certes, fait fi des différences entre les courants et les personnes qui y répondent, tout en privilégiant leur engagement respectif sur un contenu commun, une base pour aller plus loin! Car ce ne sont pas les idées et les solutions aux problèmes posés qui manquent mais plutôt la conviction en notre pouvoir d'action, notre propre puissance politique en tant que citoyen, usager… quels que soient notre âge, notre statut, nos origines, tous producteurs de richesse économique et sociale.
Chambéry le 20 avril 2015
(1) Voir: La guerre des classes, de François RUFFIN, aux éditions Fayard, 2008

