L'Etat italien vend ses entreprises publiques

Le gouvernement italien a approuvé vendredi le projet de cession de jusqu'à 40% du capital de la Poste Italienne et jusqu'à 49% de celui de l'organisme public de contrôle aérien Enav dans le cadre d'un vaste programme de privatisations destiné à réduire une dette publique colossale.
La cession des actions de la Poste Italienne pourrait se dérouler en plusieurs phases en réservant une partie du capital aux investisseurs individuels, dont les employés de la Poste, précise le gouvernement dans un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres.
La participation dans Enav cédée par l'Etat serait également destinée à des actionnaires privés et institutionnels mais elle pourrait aussi être vendue directement à un acheteur par le biais d'un appel d'offres, sous réserve de l'absence de conflit d'intérêts, lit-on dans le communiqué.
Ces cessions font partie d'un programme de privatisations annoncé l'an dernier dans le but de récolter huit à 10 milliards d'euros pour réduire une dette publique qui se chiffre à 2.000 milliards d'euros. L'objectif du gouvernement est de mener ces privatisations à leur terme avant la fin de l'année.
La seule vente des parts de Poste Ia poste Italienne pourrait rapporter à l'Etat jusqu'à 4,8 milliards d'euros, selon une estimation du gouvernement précédent.
La Poste Italienne est l'un des principaux employeurs du pays avec 146.000 employés et offre une grande variété de services, notamment financiers avec Banca Posta, la sixième banque du pays.
Le gouvernement italien a déjà annoncé son intention de se désengager d'autres entreprises comme le groupe pétrolier Eni, les chantiers navals Fincantieri et le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics.

