Lettre à Madame LACLAIS, profession députée

Je viens de lire votre lettre du 06 mai 2016 à propos de la loi Travail, qu'avec humour, vous titrez : du pain sur la planche!, en raison du nombre élevé d'amendements déposés par vousmême et vos collègues (5000).
Doisje vous plaindre ou en rire à propos du surcroît de travail parlementaire ?
En raison du nombre de chômeurs des catégories A, B et C, sans emploi (5,2 millions), je m'abstiendrai. Et je n'oublie pas que la question de l'emploi qui était votre priorité, selon vos déclarations de campagne, ne soit pas franchement un succès, localement ou nationalement, 4 ans après votre élection. Votre deuxième message : l'Assemblée peut faire évoluer le texte dans le bon sens... estil là encore un trait d'humour ou de cynisme à l'égard des travailleurs et de leurs organisations syndicales ?
Pourquoi vous dispensezvous de ne pas dire à vos électeurs que cette réforme de la loi Travail provient d'une demande du Conseil de l'Union Européenne en date du 14/07/2015 ? Quelle est d'inspiration libérale et patronale ? Il est vrai que sortir un texte, le jour de notre fête nationale, c'est déjà assez fort... Mais pour nous demander de :faciliter au niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, en ce qui concerne
l'organisation du temps de travail a de quoi atteindre les travailleurs devant une énième facilité faite au patronat, pour réduire la protection des salariés, sans garantir l'amélioration de leurs conditions de vie, de travail et d'emploi...
Doisje éclater de rire, m'esclafer à me tordre de douleur ou pleurer de tristesse à votre interprétation de l'ambition du gouvernement de simplifier les choses, en donnant plus de place à la négociation.
Pourquoi tant de mépris pour les citoyens, pour nous faire croire que c'était une ambition louable en quelque sorte ? Que nous n'aurions pas compris le véritable intérêt de la chose ? Que vous nous expliquez doctement en formulant l'objectif de la commission des affaires sociale : accorder des droits aux travailleurs et d'équilibrer la relation entre employeurs et salariés ? Mais depuis quand les travailleurs ont trop de droit pour leur en retirer et équilibrer les rapports avec le patronat ? Pourquoi ce mensonge reproduit dans votre journal ? Votre prix à la solidarité gouvernementale sans doute, quand le premier ministre clame son amour de l'entreprise et se prosterne devant un parterre de patrons ? Ou bien une adhésion pleine et entière aux thèses libérales, le plus de souplesse pour que notre économie fonctionne mieux comme vous le dîtes si gentiment ?
Belle ignorance du rôle des actionnaires qui pillent les entreprises pour leur intérêt. Hier CAMIVA, aujourd'hui CARBONE SAVOIE, METALTEMPLE et ceux que j'oublie Belle absence de mémoire du rôle des paradis fiscaux ET d'une politique fiscale inefficace... pour maitriser la finance.

