LYON TURIN: La Cour des Comptes alerte encore et toujours le gouvernement

La Cour des Comptes, une de nos rares institutions existants encore qui jouent quelques fois le rôle de trublion de l’Etat en alertant les décideurs politiques sur les dérives de certaines politiques publiques et en rendant accéssible au plus grand nombre de citoyens des informations et un argumentaire critique, vient encore de publier un référé (30 août 2016), jugeant “Très préoccupant pour l’équilibre futur des finances publiques“ les projets Lyon Turin, et Canal Seine Nord.
En effet la Cour des comptes rend public, le 29 août 2016, un référé sur l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), dans lequel ces projets sont évoqués et qualifiant cet organisme censé financer les projets «D’instrument de débugtisation massive contournant les règles de droit budgétaire ....Sans feulle de route et sans marges de manoeuvres»
Déjà en 2012, la Cour des Comptes avait émis un avis pour le moins critique quant au projet Lyon Turin. Signalant déjà “ que les coûts prévisionnels sont en forte augmentation. L’estimation du coût global est en effet passée, en euros courants, de 12 Md€ en 2002 à 26,1 Md€ (données de la direction générale du Trésor). La Cour considère que la certification par un tiers extérieur des coûts prévisionnels de la partie commune est devenue indispensable. La Cour relève à ce propos qu’aucun financement n’est prévu dans le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France pour 2013.La Cour rappelle ses préconisations, formulées en juillet 2012, de réexamen systématique, des dépenses d’investissement et elle recommande en conséquence : - de ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ; - si le projet doit être poursuivi, d’étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée.“
Faisant fi de ces alertes, et des études et rapports d’organismes indépendants qui convergent tous vers une réflexion plus poussée avant de se lancer «tête baissé» dans ce projet qui s’annonce comme un gouffre financier certain, la secte «Etatico-Industriel» et son 1er commercial Manuel Valls ne peuvent freiner leur libido tunnelière et veulent dépenser côute que coûte l’argent des citoyens dans une pénétration alpine qui les extase. Rappel la dette publique de la SNCF s’élève à 46 milliards €
Un tel austisme aux recommandations de ses propres organismes d’Etat, aux paroles de parlementaires, aux critiques et mouvements d’habitants et de citoyens, (Parti de gauche, Europe Ecologie-Les Verts, Debout la France, France Nature Environnement, Amis de la Terre, No Tav…) constituent une vraie violation du contrat démocratique et républicain, et exerce une violence inouï sur le peuple des citoyens. Notons que le climat d’Etat d’urgence et de guerre permanente que la clique impose à son peuple, lui permet et de traîner un des plus grands écrivain européenn (Erri de Luca) devant les tribunaux, et de condamner l’auteur d’une thèse universitaire ( Roberta Chiroli) sur le mouvement No Tav, à 2 mois de sursis. Mettant en pratique l’adage de notre 1er commercial apprenti “dictateur“ « J’en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses ou des explications sociologiques ou culturelles à ce qui s’est passé ...Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser » (9 janvier 2015 hommage aux victimes de l’Hypercasher). Les conséquences nous le savons, ici comme ailleurs, devant ce processus infâme qui est maintenant assumé ouvertement, serons terribles et dramatiques pour l’avenir de la liberté des peuples.

