Mauvaises nouvelles à CHAMBERY...

Le Dauphiné libéré, dans son édition du 30/01/2015 n'a pas ménagé le lecteur.
En une, il annonce : mauvaises nouvelles pour les éléphants de la colonne de Boigne. En pièces détachés. Rangés contre un mur. Trompes absentes. Nos bêtes sans corne semblent mal respirer, après l'opération qu'ils viennent de subir, dans la fonderie chargée de les traiter.
Le diagnostic est sans appel : ils sont dégradés. Sous trois cents kilos de résine, étaient dissimulés des trous et des fissures. Les travaux antérieurs n'avaientils servis qu'à nous cacher la vérité ? Aïe !!! la facture... Dans cette même édition, le journal a relégué plus loin, les mauvaises nouvelles pour les citoyens, concernant les emprunts toxiques signés par le tandem BESSON/LACLAIS. Une gestion en bon père des familles qu'ils nous vendaient en leur temps... Un endettement soutenable, en voie d'amélioration... Malmené par un élu d'opposition (aujourd'hui absent), qui dévoilait la tromperie, ils s'evertuaient à rassurer, tandis que des élus de Droite gardaient un silence prudent et qu'un certain inspecteur des impôts, fort de ses compétences, raillait son collègue d'opposition, sous les remerciements de Dame LACLAIS.
L'opposant sérieux, puisqu'aujourd'hui les faits sont avérés, n'est hélas plus là, ayant été écarté aux dernières élections municipales, moyennant méthode peu orthodoxe dudit journal et division menée par ce fameux fonctionnaire des impôts... Une sacré entente, si ma mémoire éléphantesque ne me trompe... (voir ma chronique de septembre 2014 à ce propos) Reste donc, aujourd'hui, les trous dans les caisses de la ville. Des trous pachidermiques... Ces emprunts, séduisants à l'époque pour leurs taux d'intérêts faibles, en raison d'une certaine stabilité financière, étaient encouragés par les dispositions européennes et notre gouvernement d'alors, pour libérer les entraves économiques et financiéres. Malgré l'alerte lancée par certains économistes (dont un prix Nobel, excusez du peu...), élus et collectivités locales croquaient à pleines dents dans ces fruits dangereux.
Aujourd'hui, ces emprunts révèlent de monstrueuses opérations de filouteries, au profit des banques. Certaines villes, grugées, ont engagé des poursuites. Certaines ont gagné.
A CHAMBERY, Dame LACLAIS parlait de renégociation avec les banques, sans montrer le moindre document. Aujourd'hui, les résultats sont là : les taux sont passés de quelques pourcentages à 14%, alourdissant la dette de la ville. En avril et mai prochain, quand les échéances viendront, ils seront à 28% et représenteront 700 000€, voire plus si l'instabilité financière se maintient... Sur ce sujet, j'y reviendrais prochainement. Peuton parler de négociations sérieuses, quand au final, ce sont les chambériens qui vont payer les pots cassés (et pas à cause d'éléphants indélicats dans le magasin...) ?
Il est temps que les responsabilités soient examinées. A un gamin, on explique qu'on ne joue pas avec le feu... avant qu'il ne soit trop tard... A un adulte, hier en charge des affaires municipales, et aujourd'hui, en charge de nous représenter à l'Assemblée Nationale, ne peuton pas lui demander de démissionner ? N'estce pas le minimum d'un élu responsable d'erreurs aux conséquences financières importantes pour la ville ?
Pas sûr, que certains élus d'aujourd'hui, et hier présents, soient nos meilleurs défenseurs...
A regretter que l'élu d'opposition, qui avait barrrrri contre ces opérations dangereuses, ne soit pas encore présent aujourd'hui à la Municipalité ?

