Mieux reconnaitre, mieux accueillir, mieux inclure les personnes en situation de handicap
Mieux reconnaitre, mieux accueillir, mieux inclure les diversités fonctionnelles

Dans la grande dynamique de la médicalisation de l’existence depuis plus d’un siècle, le corps handicapé , n’y a pas échappé et a été longtemps représenté, comme un corps médicalisé et pathologisé. La construction de l’imaginaire corporel moderne et encore plus sexuel (Cinéma /télé /Pub etc..) impose la représentation d’un corps blanc, sain, valide, mince, actif, autonome et si possible reproductif. Le corps handicapé est représenté lui comme in-désirable et donc comme a-sexué.
Issu des disability studies, (Etudes sur les invalidités /handicap) qui est un courant universitaire aux Etats-Unis qui va s’opposer aux approches, aux études et autres dispositifs académiques qui médicalisent le handicap et induisent que c’est à l’individu de se « réparer » pour s’adapter à son environnement social. Les disability studies pour leur part vont concentrer leurs recherches sur les barrières socio-culturelles qui limitent l’inclusion des individus.
Ainsi le mot Validisme a été forgé. Le Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation (CLHEE) : a dans son manifeste établit la définition suivante .

« Le validisme se caractérise par la conviction de la part des personnes valides que leur absence de handicap et/ou leur bonne santé leur confère une position plus enviable et même supérieure à celle des personnes handicapées ». Depuis une trentaine d’année un glissement sémantique s’opère qui partant du terme « handicapé », qui apparaissait comme dépréciatif, propose aujourd’hui le terme de « personne en situation de handicap » prenant mieux en compte la conséquence des interactions de l’individu avec son environnement. Est aussi apparu plus récemment le terme de “ personnes avec diversité fonctionnelle“.
Sous la dynamique des combats féministes QUEER, le mouvement “Handiqueer“ lutte contre le refus de la pathologisation et la répression des différences corporelles et pratiques sexuelles afférentes.

A cet égard le film “ Yes We Fuck“ de Antonio Centeno et Raul de la Morena il y a 8 ans , a pu révolutionner le regard porté sur la sexualité des personnes en situation de diversité fonctionnelle. Antonio Centeno le réalisateur, déclare “Ils nous ont expulsés de notre propre corps, il nous faut le récupérer. Le revendiquer pour le plaisir est-ce que nous pouvons faire de plus subversif et transformateur“ Le Mouvement espagnol “Vie Indépendante“ par sa campagne “Yo me masturbo“ réclame pour les personnes avec fonction motrice diverse, le droit à l’assistanat sexuelle comme condition de possibilité pour accéder à son propre corps.


