Non Lobby sioniste, n est pas un terme antisémite

Cet article pour relater l’ événement dans le landernau Chambérien, suite à la publication sur Face Book par un conseiller municipal Mustapha Hamadi, de la photo émise par l’équipe de Fillon 2017, représentant le candidat Macron en personnage avec un nez crochu, reprenant clairement les codes iconographique antisémite d’avant guerre;
Ce conseiller rajoutant à cette image ce commentaire «Liberté d’expression a géométrie variable suite en France tu as le droit de caricaturer le prophète de milliards de musulmans mais tu n’as pas le droit de caricaturer un candidat au présidentielles soutenue par un conglomérat de lobiistes Sioniste.“
Si ces deux post sont bien évidemment douteux et condamnable, car ils relayent la vieille tradition de la caricature antisémite, sans la dénoncer, je m’arreterais cependant particulièrement dans cet article au propos de Mustapha Hamadi sur “le conglomérat de lobiistes Sioniste.“ et certaines réactions afférentes à cette dénomination sur différentes page de Face Book qui avait repris cette publication du conseiller pour la dénoncer (G.Pauchet, B.Laclais etc..) et qui pour résumer était que «Lobiying Sioniste « serait un terme antisémite et porteur de haine, pour certains des commentateurs.
Non lobbying sioniste est un propos tout à fait acceptable et non antisémite, tout comme lobbying des organisations juives. Ces termes indiquent clairement et simplement l’intention de certains individus souhaitant se grouper, s’organiser selon un critère, ici, confessionnel pour affirmer, défendre déployer le projet qui les réunis.
Face aux lobbys d’organisation sionistes et/ou juives, tout comme d’autres organisations confessionnelles (catholique, protestante, musulmane), toutes puissantes qu’elles puissent être, nous ne devons pas abdiquer devant leur propagande, l’idée quelle veulent incarner et diffuser; c’est à dire la prétention de rassembler et d’être les représentants de tous les citoyens du monde de confession ou de culture juives ou d’autre religion. C’est cela l’idée du communautarisme. OUI on peut être juif de culture et /ou de confession et/ou croyant et ne se sentir nullement représenté par des organisations de ce nom,(ceci est valable pour tout autre organisation confessionnelle ou non ) ni par le projet sioniste.
Oui on peut être juif et combattre le projet sioniste.
Cette forme d’enfermement est une escroquerie intellectuelle que nous devons combattre. La pauvreté intellectuelle d’aujourd’hui et l’hallali générale de la bien pensance, ne doivent pas nous faire renoncer à ce combat.
D’autre part revenons sur le projet sioniste puisqu’il est bien au coeur des propos.
Si certain défendent depuis maintenant plus de 127 l'idée d'un projet sioniste qui est, devons nous le rapeller, une idéologie, un projet politique particulier, il faut donc bien accepter, n’en déplaise à certain, que d'autres ne supportent pas ce projet et soit contre cette idéologie et combattent cette politique qui ressemble à si méprendre à une forme de colonialisme, sans que cette position politique soit cibler comme antisémite.
Ici encore ce procédé (amalgamer le combat antisioniste à de l’antisémtisme) connu depuis longtemps, cherche à accrocher, comme autrefois le pilori sur la place publique, la pancarte antisémite au cou, du moindre commentateur qui décrirait le travail et l’influences des organisations sionistes et/ou juives ou du moindre adversaire du projet sioniste afin qu'il ne puisse se relever d'une telle infamie. OUi une description et une critique de l’influence des organistions sioniste et/ou juives, peut être posée et exister sans quelle soit taxé consubstantiellement d’antisémitisme.
A ce jour, le conseiller Mustapha Hamadi a supprimer sa page Face Book. C’est dire le climat dans lequel nous nous trouvons.
OUI les caricatures peuvent être porteuses de haine bien entendu, tout comme les mots, les attitudes et les comportements. OUi l'antisémitisme, est avec d'autre (colonialisme et racisme) une lèpre idéologique, comme l'ai son utilisation abusive et systématique, par certains, comme une arme, pour abattre leurs adversaires politique et l'idée même d'une critique ou d'une contradiction concernant des organisations confessionnelles ou religieuses, ou le projet sioniste.
L’enjeu est de taille ne pas abdiquer face aux puissances religieuses ou autres qui veulent nous imposer, par leurs propagandes, leurs visions du monde. Sous prétexte que des antisémites les utilisent aussi . Procedé infame, digne de l’inquisition. Cet amalgame est inadmissible et consiste à au mieux réduire notre vocabulaire au pire à nous expulser de notre langue même, afin que nous ne soyons plus en capacité de décrire, de qualifier et de dénoncer cette idéologie (Le sionisme) qui a aboutit aux massacres et aux crimes perpétrés par les colons, l’Etat, et l’armée israëlienne, soumettant le peuple palestinien à une barbarie sans nom depuis des décennies. De plus dans le vide idéologique et politique qui est sidéral et dans lequel nous sommes plongés Il est clair qu’aujourd’hui, les organisations religieuses fortes et puissantes, comme elles l’ont toujours été, veulent nous imposer d’une part, l’idée qu’elles représenteraient l’ensemble des citoyens du monde de croyance et/ou de culture de telle ou telle confession, avec une forte tendance à irriguer et à influencer l’ensemble des instances politiques et culturelles du pays. Et d’autre part nous imposer que cette croyance serait un état de nature qui ne pourrait être contesté. Oui il faut s’opposer aux organisations religieuses et à leurs satellites, quand elles aspirent à être des autorités morales et politiques et quand elles veulent régir nos vies et celles des peuples et des Etats, selon leurs principes.
La HAINE et la BARBARIE ne peuvent qu’être au bout de ce chemin
«Il ne faut pas abandonner les dieux aux religieux» nous disait Tobie Nathan à Chambéry en 2016

