Nous sommes pour le Lyon-Turin aujourd’hui sur l’existant

Parce que les voies existantes permettent de transporter aujourd’hui 84% des marchandises circulant dans les Alpes. Parce que c’est une question de santé publique urgente que l’on peut traiter aujourd’hui avec l’existant. Nous sommes contre la nouvelle liaison ferroviaire et son tunnel. Parce que le Lyon-Turin est un Grand Projet Inutile et Imposé, il est Inutile, Aberrant, Coûteux et Dangereux comme l’a déclaré José BOVE dès 2012.

- parce que sur une ligne identique, les Suisses transportent 17 millions de tonnes de marchandises, alors que nous n’en avons au plus que 10 millions de tonnes en 1983 et que nous l’utilisons en ce moment à moins de 4 millions de tonnes par an,
- parce qu’il existe déjà une ligne ferroviaire sur laquelle ont été réalisés de nombreux travaux pour augmenter sa capacité de transport de marchandises,
- parce que l’évolution des flux de marchandises sur l’axe Est Ouest est orientée à la baisse depuis 1994. Aujourd’hui on transporte sur route et rail moins de marchandises qu’en 1987,
- parce que si une nouvelle infrastructure dite de plaine devait être la solution pour le transport des marchandises, on constaterait un fret florissant sur 70% du territoire, c’est loin d’être le cas,
- parce que la ligne existante permet aujourd’hui de réaliser l’objectif fixé par l’Europe pour 2050, soit 50% des transports par le train.

- parce qu’on ne peut pas dépenser plus de 4 milliards pour faire Paris Chambéry en 2h25’ au lieu de 2h50’,
- parce que rien n’est fait pour les transports collectifs de proximité,
- parce que l’urgence sociale et environnementale est de doubler la ligne ferroviaire de l’Avant-Pays savoyard desservant Chambéry,
- parce que l’urgence sociale et environnementale est de doubler la ligne ferroviaire desservant Annecy,
- parce que la dette de RFF est aujourd’hui de 34,5 milliards et que les priorités de sécurité ne sont pas traitées sur tout le territoire,
- parce que ce projet qui date de la fin des années 80 ne tient pas compte des réalités d’aujourd’hui et des avancées technologiques, (camions électriques, ERTMS, motorisation répartie …)
- parce la ligne existante n’est pas utilisée et permet de reporter le trafic routier dès aujourd’hui sur le rail,
- parce que cette infrastructure ne changera rien à la concurrence aérienne entre l’Italie et Paris,
- parce que la voie maritime doit être mise en service dès aujourd’hui pour libérer la côte méditerranéenne du transit de marchandises de l’Espagne vers l’Italie,


