Quand les DD (Dantin/ Dullin) transforment les citoyens en clients

La démocratie agonise
C’est peu de dire que la démocratie est bien malade, que notre démocratie représentative est à l’agonie. Certains doutant même qu’elle exista encore. En un mot comme en cent, les élus ne nous représentent plus. Nous récusons leur représentation. Nous ne leur accordons plus de légitimité. Et si, ils ont bien le pouvoir, pour lequel nous constatons chaque jour qu’ils s’y accrochent, comme des meurt-de-faim, à nos yeux, ils n’ont plus d’autorité.
Mais comme nous le savons tous, les remèdes n’ont pas manqués. Comme penché sur un berceau ; croyant, gente bien intentionné, thérapeute de bazar, nous ont concocté, depuis plusieurs décennies des liqueurs prétendument salvatrices. Ainsi nous avons ingurgiter successivement ; la concertation de construction,la construction collaborative, la concertation publique, la démocratie participative, la démocratie délibérative, les jurys citoyens, les conseils consultatif, les référendums locaux, les conseils de quartiers, les conseils de citoyens...rien ni fît...la belle assassinée se mourrait encore.
Et bien NON ! A chambéry, cela allait changer. Car notre territoire affublé de nouveaux docteur folamour, je veux parler des DD (Dantin Dullin), sortaient le gran jeu du markettinge : La Fabrique du Territoire. Les mots utilisés n’étant pas anodin et renfermant des sens multiples, arrêtons nous, même si vous ne le voulez pas, sur ces deux derniers;
De la Fabrique à l’entreprise.
La Fabrique évoque d’abord, le lieu de la boutique, de l’atelier, ou l’artisan, l’ouvrier, fait, façonne, forge, jusqu’à devenir la métonymie de l’USINE. On peut imaginer que ce n’est pas vers cette voie, quelque peu besogneuse et industrieuse, pouvant jusqu’à rappeler les classes laborieuses, que les DD ont convier les habitants du territoire à cheminer sur ces routes dangereuses. Précisons que pour ces gens là, il est préférable de libérer l’ouvrier de sa besogne, pour en faire soit, le plus souvent, un sans travail, soit un auto-entrepreneur, tout occupé à son management personnel et systémique qui lui passera l’envie de vivre sa vie. Alors ?
Alors, La Fabrique, est aussi une maison d’édition fondé par Eric Hazan, engagé et exprimant des opinions des gauches radicales. Elle a publié le célèbre “Quand l’insurrection viendra“ du Comité Invisible. Peu probable que pour les DD, cette cible est un sens, ou à l’endroit, qu’ils y soient sensibles.
La Fabrique est aussi dans le milieu Urbano/architectural, une notion en vogue, comme “faire la ville sur la ville“ ou «un toit c’est bien deux toits c’est mieux“ exprimant non plus la ville faites par les édiles mais plutôt la ville entrain de se faire (comme c’est beau...surtout la nuit !) comme le soulignait un livre de 2007 Histoire Urbaine de Isabelle Backouche et Nathalie Montel.
Mais notre préférence va plutôt vers une dimension créative. La Fabrique (The Factory) a été le nom donné par un groupe d’artiste New yorkais, (The Velvet Underground de Andy Wharhol) pour nommer l’espace où ils se rencontraient, travaillaient, exposaient, partouzaient...en un mot vivaient urbainement. Je soupconne, non pas les DD, d’un tel outrage, dieu m’en ai témoin ( à cet endroit : faire un signe de croix, qui est déjà un signe de la ville, mon dieu on tourne en rond, autre signe de la ville...que faire ?...reprendre le cours....) mais plus tôt les conseillers qui les entourent, je veux parlers des DD’Boys, qui voudraient bien nous envelopper de ce drapé, fun et glamour sur fond de dance flor, ou l’élu à été remplacé par le discjokey...en voiture ma poule on va s’éclater sous les sun Lights des 4 sans culs. Je snife grave ma ville ! En un mot la Fabrique c’est cool meccc!

