Quand un ancien secrétaire fédéral du PS est touché par la lucidité

Quand l’ancien secrétaire fédéral du Parti Socialiste de Savoie, Stéphane Pillet, actuellement président de la Ligue des droits de l’Homme de Savoie, se lâche sur l’état des mentalités des élus battus, qui voudraient «le beurre et l'argent du beurre» Bernadette Laclais , ancien maire de Chambéry et députée de Savoie, disparue totalement de Chambéry, serait-elle visée ? Réagissant à un article de Slate, il postait le 18 avril 2014 ce texte sur Face Book : Il s’interroge sur la représentativité de ces élus ...enfin camarade une lueur de lucidité.
Texte de Stephane Pillet :
C'est l'analyse la plus fidèle à la réalité que j'ai connue et que j'observe encore en parlant aux militants. J'y ajoute un élément préoccupant : Aujourd'hui, après cette claque rose plus que jamais, des élus, défaits ou ayant contribué à la défaite, tentent de prendre le contrôle des sections du PS, pour s'en assurer la soumission lorsqu'ils auront besoin de se recaser aux prochaines élections. Ils veulent la marque, l'étiquette, et les moyens (auxquels ils ne contribuent pas, mais passons sur cet épique et révoltant problème des cotisations d'élus).
C'est le beurre et l'argent du beurre. Ces féodalités ont toujours été. C'est même une assurance de longévité : l'objectif étant d'étouffer toute initiative et tout talent qu'on n'est pas sûr de contrôler. Mais quel sens ont ces pratiques, quand plus personne ne veut adhérer ? Quelle crédibilité apportent-elles quand les votants aux scrutins internes ne sont plus que 10, 20, 30, y compris dans des sections de villes-préfectures ? Quelle représentativité pour ceux qui sont censés représenter ? Pis, quel sens reste-t-il aux quelques sincères militants ? Que faire sinon le dire, et partir ? Le PS, s'il ne change pas vite et profondément, va s'en trouver réduit dans la réalité à ce syndicat d'élus et d'affidés qu'il est depuis longtemps dans l'esprit de ceux qui voient le pouvoir comme un jeu, un pur rapport de forces, une fin.
Ndlr Camarade ex secrétaire, comme le disait Thomas Piketty, : la Lutte des places n'est pas finie

