Tiens!!! Voila le retour des emprunts toxiques... à CHAMBERY

Voila un an, à quelques jours près, j'évoquais le sujet après la nommination du nouveau Maire de CHAMBERY, Mr DANTIN, marquant son étonnement devant l'envol de la dette, et des intérêts de certains emprunts (6 millions en2014).
Il s'étonnait et l'exprimait avec une mine du type qui découvre le problème, dans le journal et à la tribune municipale, pour convaincre les incrédules; Mais quelques temps auparavant, à BRUXELLES, dans son costume de député européen, il avait autorisé la déréglementation financière et dans l'opposition municipale à CHAMBERY, il avait gardé un silence assourdissant ET s'était abstenu pour le vote du budget qui engageait l'avenir des habitants.
Un an après quel est le résultat ?
Les chambériens, qui n'ont pas voulu croire aux excellents reportages de la TVNet Citoyenne et lire certaines chroniques à ce sujet (mauvaises nouvelles à CHAMBERY... et le blog d'un élu) sont médusés. En avril 2015, les impôts locaux augmentaient. Des coupes sombres étaient effectuées dans les services municipaux, les subventions aux associations et les investissements (ça de moins pour l'emploi) ...
En juillet 2015, la municipalité a porté plainte contre deux banques (DEXIA et SFIL), pour marquer le coup. Ne pas paraître sans réaction. Pour faire pression puisque les tentatives de négociation avaient échoué. En janvier 2016, l'adjoint aux finances de la ville rassurait : CHAMBERY sortirait d'affaire.... Un accord était en cours avec l'Etat, pour aider les villes (1300), victimes de la finance rock'roll, créatrice des emprunts toxiques.
Mais à quel prix ? L'Etat (autrement dit les contribuables) prend en charge 63% du coût de sortie de l'emprunt le plus pénible pour la ville, soit 10 millions d'euros, tandis que la commune met la différence 13 millions. Une paille... Reste tout de même, les autres emprunts qui empoisonnent et qui coûtent la bagatelle de 17 autres millions à CHAMBERY.
Il est question d'en faire qu'un seul paquet, avec l'aide de l'Etat, bien entendu.
En somme, tandis que le Maire pourra plastronner sur le perron de la Mairie et se frotter les mains pour avoir régler le problème des emprunts toxiques, l'Etat, lui, augmentera son endettement et s'enfoncera un peu plus... avec la spirale que nous connaissons : moins d'investissement entraîne moins d'emplois , plus de chômeurs... entraînant des restrictions budgétaires... qui fragilisent les communes... qui investissent moins...
Le moins drôle dans toute cette affaire, c'est que l'accord avec l'Etat, comprend une clause particulière. Quelle estelle ? La ville devra prendre un autre emprunt à ces mêmes banques (oui, oui...), pour sortir de la situation toxique... parce que ces banques estiment qu'elles n'ont fait aucune faute dans cette affaire... Surement... puisque l'ardoise sera effacée et la plainte levée...
A ce train là, la Finance a de beaux jours devant elle et ceux qui espèrent un boulot des mauvais jours encore devant eux.
