Urgence : Rétablir l’ordre, pour éviter la guerre civile

« Il n’y a aucun problème qu’une absence de solution finisse par résoudre » Henri Queuille (1)
Ce paragon de l’attentisme politique a été manié avec grande dextérité tout le long de la V ème République.
E.Macron, en expert pyromane, l’a admirablement mis en oeuvre depuis 10 ans, en exerçant, une vandalisation politique, un pillage économique, un saccage social de la société française.
E.Macron a admirablement mis en oeuvre, le concept de H.Queuille depuis 1 mois, en pourrissant le mouvement lycéen et étudiant, par son silence et l’absence de proposition politique et par contre en proposant une politique de police, avec les dégâts et les conséquences dramatiques que nous voyons aujourd’hui.
Remarquons que cette absence de réponse politique expose la population à des blessures considérables, les commerçants à des dégâts, dont ils se passeraient bien, et les policiers, employés comme seul acteur des résolutions aux problèmes sociaux et politiques, engendré par E.Macron et ses différents gouvernements.
Jusqu’à quand ces citoyens et ces agents publics (les policiers ) et leurs syndicats vont-ils accepter cette instrumentalisation ?
Ils n’ont déjà plus à faire à des “groupes de casseurs“ mais à un peuple qui se révolte. Il serait temps, pour eux, de réagir.
Ce que le président de la république recherche est clair : C’est l’organisation du chaos, de la guerre civile, afin de déclencher ; le couvre feu, puis l’état d’urgence et au final l’article 16, (2) s’octroyant ainsi les pleins pouvoirs.
E.Macron a admirablement mis en oeuvre, depuis plus de deux ans, la VANDALISATION de l’équilibre politique de la Vème république.
Rappel des faits ;
1- Après la large défaite de son camp (l’extrême centre) aux élections européennes, il a annoncé dans la soirée la dissolution de l’Assemblée nationale.
2- le 7 juillet 2024, les Français expriment un besoin de rupture claire prés de 58% en faveur du RN et de LFI
Que croyez-vous qu’il fit ?
3- Il nomma 1 er ministre, Michel Barnier, représentant le parti qui avait obtenu 5,41% des suffrages !!
Avec en prime l’élection de la même présidente de l’assemblée Nationale d’avant la dissolution.
Faisant ainsi un “bras d’honneur“ au peuple français et au régime politique d cela Sème république.
Un baron du parti LR, J.F Coppé demandait même sa démission (Europe 1 (28/11/2024). C’est dire !
Depuis cette date les gouvernements n’ont tenu en moyenne que 6 mois.
Cerise sur le gâteau. Lecornu 2 a succédé à Lecornu 1 .
Faisant ainsi de nouveau un “doigt d’honneur“ au peuple français et à la tradition républicaine.
Ce flagrant déni électoral, n’a fait qu’aggraver une défiance et dégrader la “convention d’obéissance“ (N.Elias) des citoyens vis à vis des autorités politiques et publiques.
E.Macron a admirablement mis en oeuvre, depuis 10 ans en tant que fondé de pouvoirs, des banques, des plus riches et des multinationales, le PILLAGE de l’industrie et des finances de notre pays pour l’unique profit de cette caste.
Par le don aux plus grandes entreprises de 211 milliards /an, par la dérégulation fiscale, par la baisse des impôts des plus riches, ( quand certains n’en payent pas du tout (3) ) favorisant ainsi à l’échelle industrielle, l’optimisation et la fraude fiscale (+120 milliards €), il a permis un enrichissement inouïe des multi- millionnaires et milliardaires, et a creusé, en passant, le déficit de l’Etat
Conséquences :
En 2017, les 500 plus grandes fortunes de France représentaient 20% du PIB, en 2026, leur fortune a plus que doublé ; 45% du PIB.
Les 1 % des plus riches possèdent 15% du patrimoine
Les 10 % des plus riches possèdent 50% du patrimoine
Les 50 % des ménages possèdent 7% du patrimoine
Les 10 % des plus pauvres possèdent 0,1% du patrimoine (soit 6000€) (4)
Rappel, au début des années 1970, la fortune héritée représentait, en France, 35 % du patrimoine national, elle en pèse aujourd’hui 60 %, favorisant ainsi une France de rentiers.
E.Macron a admirablement mis en oeuvre, depuis 10 ans en tant que PYROMANE de l’économie française, la précarisation des classes populaires et la paupérisation des classes moyennes.
Le taux de pauvreté monétaire (5) est passé de 13% en 1984 à 15,5% en 2024 avec près de 10 millions de pauvres (1100€/mois personne seul) en France, hors les territoires d’outre-mer.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), soit 6 millions de personnes, 50% des habitants vivent avec moins de 1 213 euros par mois, contre 1 900 euros pour ceux qui résident dans le reste des agglomérations qui comprennent un quartier prioritaire.
45 % des habitants des quartiers prioritaires vivent sous le seuil de pauvreté, un taux 2,5 fois supérieur à celui des villes dans lesquelles ils résident.
Ce sont ces habitants jeunes qui subissent une répression racisée inouïe, qui les blessent et les tuent par la politique de police des gouvernements.
La précarité alimentaire
En 2025, d’après les chiffres des banques alimentaires, les associations et CCAS ont aidé 2,4 millions de bénéficiaires, un chiffre en constante évolution depuis 10 ans ( + 20 % par rapport à 2023).
L’impossible logement
4 millions de personnes – soit 6 % de la population – sont considérées comme mal logées en France, près 1 million n’ont pas de domicile personnel, 100 000 vivent dans une habitation de fortune toute l’année, selon le rapport 2026 de la Fondation pour le logement des défavorisés.
Les expulsions locatives en France ont atteint un niveau record en 2025, avec 30 500 ménages expulsés avec le concours de la force publique, soit une hausse de 27 % par rapport à l'année précédente (24 000 en 2024). La Loi Kasbarian-Bergé (adoptée en juillet 2023) en a été la principale raison.
E. Macron déclarait en Juillet 2017
« Je ne veux plus, d'ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues »
Les sans domiciles fixes ont doublé en 10 ans (350.000) dont 2300 enfants qui dorment à la rue.
Le capitalisme tue
Près de 1000 personnes sont mortes en 2025, dont 14 enfant de moins de 4 ans et 12 adolescents ( Libération 2 juin 2026).
C’est autrement plus grave et dramatique que des vitrines brisées et des commerces pillés. Où sont les images, qui devraient tourner en boucles, dans les médias dominants, publics et privées !
Pour les classes moyennes, le déclassement social est à l’oeuvre. Le constat qu’il devient impossible de « vivre de son salaire » et que la promesse basée sur un équilibre entre travail, consommation et ascension sociale n’est plus tenue. Ainsi les possibilités d’épargne et de réserve sont devenues étiques voir impossible, pour cette classe moyenne, annulant leur “ capacités de possession“ (M.Weber). Cette politique bloque délibérément la société et aggrave les inégalités.
Travail et Santé mentale : l’alerte rouge
9 Français sur 10 considèrent la santé mentale comme un enjeu de société et attendent des mesures de protection de la part de leur employeur.
40% des salariés français ont déjà consulté un psychologue ou un psychiatre. Cette tendance est encore plus élevée chez les -35 ans .
Pour les salariés d’Île-de-France : 50% ont franchi le cap de la thérapie (contre 31% des +50 ans et 39% en Province).
(GHU Paris)
Inquiétante évolution chez les jeunes :
Le bien-être et la santé mentale des jeunes, se dégradent continuellement depuis 2018. Les facteurs de vulnérabilité qui concernent ces tranches d’âge, sont liés à la santé, à la scolarité, aux violences, aux usages numériques ou aux pressions sociales.
Les filles et les jeunes femmes sont particulièrement touchées ( 62 % des jeunes de 12 à 25 ans ayant eu une délivrance de psychotropes.)
Les données hospitalières confirment cette tendance. Selon la Fédération hospitalière de France, le nombre de prises en charge de femmes en psychiatrie, en hospitalisation comme en ambulatoire, a fortement progressé depuis l’année 2019 : 23 % chez les 10-14 ans, 47 % chez les 15-19 ans et 49 % chez les 20-24 ans. Cette augmentation, particulièrement marquée à l’adolescence et au début de l’âge adulte, souligne l’importance d’un repérage précoce et d’un accès facilité aux soins. (Assurance maladie, 2025)
Les 10.000 interpellations de mineurs ou de jeunes en 2 semaines, par la politique de police de Macron, ne vont faire qu’amplifier ce phénomène social.
Mourrir au Travail
Les chiffres annoncée par la CGT et confirmé par l’Assurance Maladie sont tombés (13/10/2026) : Plus de 1000 salariés sont morts dans les accidents de travail ou à cause de maladies professionnels.
Ce sont les moins de 25 ans qui payent le tribu le plus élevé, 16% des victimes, alors qu’ils ne comptent que pour 11% des salariés du régime général.
Le fléau des suicides et de la souffrance au travail en France
La France présente l’un des taux de suicide les plus élevés d'Europe.
9000 suicides ont lieu en France chaque année.
Elle la 1ère cause de décès de 25-34 ans. (Santé Publique France).
Près d’un agriculteur par jour se donne la mort. Leur taux de suicide est 43% supérieur à la moyenne générale.
Les professionnels de la santé et de la police viennent ensuite dans ce triste palmarès.
E.Macron a admirablement mis en oeuvre, depuis 10 ans le SACCAGE des pouvoirs publics et des dotation aux collectivités territoriales
Depuis 2017, la destruction, la casse, l’externalisation et les privatisations des services publics ont connu une augmentation sans fin.
Que ce soit dans à l’hôpital, à l’Education Nationale, la Justice, les transports, les agents des trois administrations publics attendent une augmentation générale de leur salaire alors que l’inflation a annulé les insuffisantes augmentations du point d’indice de 2022 et 2023 après 10 ans de gel. Les conditions de travail notamment du fait du manque de moyens et de personnels se dégradent, les agents en subissent, eux aussi, les conséquences sur leur santé physique et mentale.
« Les moyens des services publics augmentent depuis vingt ans moins rapidement que les besoins sociaux », affirme Arnaud Bontemps, porte parole du collectif Nos Services Publics, lors de la remise de leur rapport (septembre 2023)
L’Etat néolibéral organise la désocialisation de la prise en charge des besoins des classes moyennes et populaires.
Cette situation offre au secteur privé, des pans entiers de notre bien commun. Ce qui constitue une aubaine pour ces sociétés qui n’ont que le profit comme but, creusant encore davantage d’inégalités, dans la société.
La proposition en 2027 d’un nouveau budget d’austérité, va encore et toujours renforcé ces maux, le gouvernement annonçant, 54 milliards d’euros d’économies supplémentaires sur le dos de la majorité des français.
Non aux saccages, aux pillages, aux incendies et aux violences, politiques, économiques et sociales de la présidence Macron et de ces gouvernements.
Depuis plusieurs décennies et particulièrement depuis 2017, L’Etat néo-libéral nous impose le modèle Thatcher-Blair-Trump, à la sauce France. Mais la recette ne passe pas, et le peuple français, riche de sa culture et de sa tradition de jacqueries, d’insurrection, de révoltes et de révolution, réagit contre à chaque fois.
La piteuse déclaration auquel s’est livrée Emmanuel Macron, dimanche soir, a montré au grand jour l’impasse et l’épuisement politique d’une présidence irresponsable. Le roi est nu !
Il faut un culot sans nom, pour commenter avec gravité une situation dont on a soi-même provoqué les causes. C’est bien Macron qui a organisé, le désordre, l'affaiblissement de l’État, la dégradation du lien social. Il en est le premier responsable et devra en rendre des comptes.
Quand on détruit et brûle méthodiquement un patrimoine commun, on détruit ce que les citoyens des générations précédentes ont conquis et qu’ils devraient pouvoir transmettre aux suivantes.
Ceux qui gouvernent ne vivent plus dans le même pays que ceux qu’ils prétendent représenter.
Depuis des années ces gouvernants ont détricoté “ la convention d’obéissance“ (Norbert Elias) qui liait tous les membres et acteurs de la société en une croyance et une confiance que la collecte de l’impôt serait au service du bien commun. Cette trahison, s’est faite avec la connivence et l’amplification des médias dominants publics et privées (Journalisme de Préfecture et de pouvoir) et est maintenant bien documentée et au grand jour, visible par tous.
Comment peut-on, dés lors, s’étonner, après un tel constat, que les réalités vécues, suscitent, chez le plus grand nombre, la défiance, le dégout, la colère, chez d’autre la haine et la volonté de réappropriation.
Les différents mouvements sociaux et politiques (Loi travail, Gilets jaunes, loi des retraites, lois sécuritaire, Mouvement Lycéen) et leurs équivalents en Europe ( Italie, Albanie, Espagne, Belgique, Portugal..) ou dans le monde sont l’indicateur de la faillite de cette politique néo-libérale imposée par les fondés de pouvoirs de la finance et des multinationales.
Se dessine ici un autre projet européen, celui porté par les peuples de ce continent.
Les différents mouvements sociaux, politiques et les violences qui les accompagnent, sont poussés par l’incurie des gouvernements.
Elles sont une réaction normale et à la base, depuis toujours, de nos conquis politiques et sociaux.
Les gouvernants de la finance n’ont aucune VOLONTE et SOLUTION POLITIQUE humaniste à proposer, mais au contraire un modèle du brutalisme, policier, militaire et le Neo-fascisme (6) comme seul horizon.
Par des mobilisations encore plus massive, rétablissons d’urgence l’ORDRE CITOYEN pour une société basée sur la souveraineté des classes moyennes et populaires qui imposera une JUSTICE fiscale et sociale et la promotion effective des droits humains. Cela passe en premier lieu par le départ urgent de Macron et de sa caste
Alors seulement “nos rues“ seront plus calme et plus sures, et une politique de police tendra vers des gardiens de la paix.
NOTES :
- Henri Queuille (1884-1970), Homme politique corrézien qui a été ( par mandat successifs) le plus longtemps Président du Conseil sous la IVe République. Il fût appelé familièrement “Le bon docteur Queuille“. Il fût le mentor de deux présidents de la république (Chirac, Mitterrand), et son “Quéuillisme“ a biberonné des génération hommes politiques.
(2) Article 16
Modifié par la loi constitutionnelle du 23 juillet
Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée.
(3) « La direction des finances publiques (DGFiP) avait regardé : parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu », Éric Lombard (ex Ministre des finances (2024-2025) Libération 11 /01/2026
Le Ministre actuel, Roland Lescure , après avoir nié cette information de son ex-collègue, a répondu, « On a des bizarreries fiscales qu'il faut qu'on supprime et de l'optimisation qu'il faut qu'on arrête, tout simplement » Le Figaro 02/02/2026. Depuis l’a t-il fait . NON !
(4) Source Observatoire des Inégalités : données 2024
(5) Insee : données 2024
(6) Alors qu’un couvre feu a été décrété, le 19 octobre 2026, dans le périmètre de la Presqu’île de la ville de Lyon, plus d’une centaine de fasciste ont défilé en toute impunité. CQFD !

