Destruction des jardins ouvriers de la Buisserate (Grenoble) et répression des habitants.
Destruction des jardins ouvriers de la Buisserate (Grenoble)


Nous avons été alerté, par le collectif “Avenir des Terres“(1) de Grenoble sur la destruction des jardins de la Buissarate à Saint-Martin le Vinoux, dans l’agglomération grenobloise, et qui ont été dévastés, le 2 novembre 2020, par une entreprise de démolition intervenant sous protection policière. Ces anciens jardins ouvriers sont convoités depuis plusieurs années pour la construction d’un projet immobilier. Un collectif d’habitants, d’associations, d’organisations s’y opposent depuis plus d’un an. Les personnes présentes et protestants contre cet état de fait, le 2 novembre ont reçu une amende pour non respect du confinement et 5 personnes ont été placées en garde à vue.
Le collectif dénonce ces procédure qui profitent de « l’ utilisation du confinement sanitaire pour terrasser les jardins en toute tranquillité. » Une stratégie qui d’après le collectif servirait à intimider les habitants pour stopper la mobilisation. Depuis près d’un an les procédures répressives, en effet, se succèdent: interdiction d’accès aux jardins, police contre les jardiniers, procédure en recours abusif du promoteur, construction policière d’un récit de "ZAD", instruction sur les “6 de la Buisserat“, et pour finir, ces jours ci l’utilisation du confinement sanitaire pour démolir les jardins

“6 de la Buisserate“
Rappel des faits : Dans la nuit du vendredi 4 septembre, 6 personnes se sont introduites sur les jardins de la Buisserate, où elles sont très rapidement interpellées avant d'être placées en garde-à-vue. Alors que depuis des années les habitants luttent pour le maintien de ces jardin ouvriers, les sic personnes interpellés seront accusés de vouloir "monter une ZAD".
D’après le collectif « C'est dans ce contexte que se dessinent les premières lignes d'un grand emballement général. Le samedi matin qui suit ces arrestations, La police judiciaire de Lyon, déjà en charge de l'enquête fourre-tout autour des incendies volontaires grenoblois, vient en aide aux flics locaux et le parquet de Paris est appelé. Durant le week-end, ces 6 personnes subissent fichage, prélèvements ADN - parfois de force sur un masque ou un vêtement - et 5 perquisitions à leurs domiciles. D’une simple garde-à-vue pour avoir pénétré sur un terrain privé, cette histoire se transforme alors en association de malfaiteurs, les exposant à un prolongement de leur détention pouvant aller jusqu'à 96h (elles y resteront 60h). »
Le lundi 7 septembre après-midi, elles ont été présentées devant une juge d'instruction qui, suivant les réquisitions du procureur général, a ouvert une instruction judiciaire et les mettant en examen pour « association de malfaiteurs pour groupement en vue de commettre des dégradations" et "tentative d'intrusion sur un terrain privé en vue d'y habiter".
