« Les grands ne sont grands que parce que nous les portons sur nos épaules »

Le temps de l’otium semble se terminer, le retour de villégiature s’impose, le temps de reprendre place se précise. Nous le faisons donc, en étant à la hauteur de notre réputation.
Face à une campagne de conquête de pouvoir qui débute et qui s’annonce, rude, brutale, et peut-être meurtrière, nous plaçons notre rentrée politique et sociale sous l’égide d’un texte d’un maitre pamphlétaire du XVII siècle.
Oui d’accord c’était du temps de La Fronde (Parlementaires et des Princes) contre le pouvoir absolu du Roi et des Cardinaux (Mazarin-Richelieu), faisant face à une crise financière, des levées d’impôts énormes, compte tenu des dépenses sans fin pour les guerres…
Donc bien entendu rien à voir avec ce que nous vivons en France, en Europe,dans le monde en 2026…
Appel à une révolution anti-aristocratique
Le point de l’Ovalle (extrait)
« Il faut faire justice puisqu’on ne nous la fait point, ceux qui nous la doivent nous la refusent :
Quand les guerres dureraient cent ans, ceux qui les fomentent n’en serons jamais moins gras : ils causeront l’indigence par tout que dans leur maisons : ils déserteront toutes les tables pour remplir les leurs, et pendant qu’ils se vautreront dans l’abondance, nous aurons beau mourir avant qu’ils ne nous secourent d’un seul morceau de pain.
Ne le dissimulons plus : les grands se jouent de notre patience : et parce que nous endurons tout, ils pensent être en droit de nous faire tout souffrir.
Levons le masque, le temps le demande ; voyons que les grands ne sont grands que parce que nous les portons sur nos épaules : nous n’avons qu’à les secouer pour en joncher la terre : et pour faire un coup de partie duquel il soit parlé à jamais : Après avoir remarqué lequel des deux parties nous sommes en dessein de renforcer un soulèvement général … Alarmons tous les quartiers, tiendrons les chaines, renouvelons les barricades… pour marquer le partie de la liberté. »
Claude Dubosc-Montandré
Le point de l’Ovalle (1652).
Claude Dubosc-Montandré, est un des plus grand et redouté pamphlétaire de son époque, il était le “client “ du prince de Condé

