Que le peuple de Chambé sache désormais, ce qui n'a pas droit de Cité.
Que le peuple de Chambé sache désormais, ce qui n'a pas droit de Cité.
Nous vivons dans un système totalement inégalitaire de type distributif où des personnages de pouvoir assez atroces autorisent ou interdisent, permettent/favorisent ou empêchent, quotidiennement, toutes sortes de propositions... (ils distribuent arbitrairement le bien-commun).
Il n'y a plus d'espace public depuis longtemps. Il n'y a que des agents serviles, soumis aux Pouvoirs centraux oligarchiques (voire monarchiques), qui verrouillent et stérilisent la vie citoyenne du matin au soir. Je veux déplorer, par le présent billet, à quels points ces mécanismes demeurent toujours dans l'ombre et restent invisibles par la population. Cela vient aussi beaucoup du fait que lorsque on a été refusé, le premier réflexe (scolaire) n'est pas de le crier sur tous les toits. Or, cela provoque un grave déficit d'information.
En effet, la population, qui croit souvent encore (mais à tort), vivre dans un pays libre et démocratique se figure peut-être que l'offre d'animation et autres propositions culturelles correspondrait à peu près à ce qui est réellement proposé par les habitants. Or, il n'en est fichtrement rien.

La majorité de la population se figure sans doute aussi que les choix effectués par les dirigeants sont neutres, objectifs et émaneraient d'une compétence avérée. Il n'en est rien. Il s'agit toujours de l'arbitraire le plus grossier et de l'éviction en règle, minutieuse, de tout ce qui serait réellement subversif, populaire, local, transformateur et émancipateur. L'écart astronomique qui existe désormais entre la pensée critique et subversive présente librement sur le web et le vide abyssal correspondant, dans les structures institutionnelles, devrait pourtant commencer à se voir... et alerter les plus soucieux de la liberté.
Je veux déplorer cette méprise et cette méconnaissance de la part de la majorité de la population concernant ces phénomènes de censure permanents qui ont lieu dans la Cité, et j'en appelle donc à la presse pour publier le plus possible toutes les histoires de ces mécanismes pour que la population soit enfin informée de ce qui est réellement proposé, mais scrupuleusement empêché par les Pouvoirs en place.
Je parle de méprise et de méconnaissance, mais je pense qu'il existe aussi un phénomène de voilage de face. En effet, les gens auraient souvent de la peine à s'avouer l'horreur des rapports sociaux actuels et les dominations (souvent silencieuses) à l’œuvre.
Enfin, autre problème de taille : on semble avoir totalement perdu de vue, depuis très longtemps, la différence fondamentale entre espace public et espace privé et les définitions très précises de ces deux notions — souvent on ne sait même plus, dans la Cité, ce qui relève finalement du privé ou du public — l'imposture de l'Association Loi 1901 (statut privé) ayant joué un rôle certain dans cette dramatique confusion —. La situation actuelle, vécue malheureusement comme normale est la suivante : des tyrans distribuent arbitrairement, tous les jours, le bien-commun (l'espace-public), au lieu de le partager et de gérer l'égalité, l'équité (républicaine ?! Citoyenne ?!). Travaillant sur des thèmes subversifs de transformation sociale majeure et radicale, j'ai un stock énorme de refus / censure, par les institutions, que je souhaiterais vivement que la TVNet Citoyenne publie. Pour commencer, la dernière manœuvre en date, celle de la directrice de la Médiathèque Jean jacques Rousseau.
Interdiction de deux conférences citoyennes et gratuites sur la vraie démocratie et la critique de l'Éducation Nationale.
Cette directrice qui règne en maître absolu sur toutes les bibliothèques du secteur a répondu un refus, le 10 décembre, par email (c'est tellement facile de se planquer de nos jours), à mon email daté du 28 octobre qui proposait deux conférences gratuites et citoyennes, premièrement celle, théâtralisée, sur la vraie démocratie, et celle, intitulée « il faut tout un village pour élever un enfant » sur la Déscolarisation de la société (corpus offensif contre l'Éducation Nationale, pour la séparation de l'éducation et de l'État et une skholè libre, voir le site : www.descolarisation.org).
Le peuple doit savoir que ces conférences gratuites et d'autres, ainsi que des ateliers (gratuits eux-aussi), (qui s'adressent pourtant à la population, non aux dirigeants) ont été en fait refusés un peu partout dans les établissements publics de la combe de Savoie.
Il s'agit bien d'un délit d'opinion, un délit de pensée, d'une atteinte grave à la liberté d'expression et d'opinion. Il est donc INTERDIT de critiquer le régime politique et le régime d'éducation et de chercher dans ces directions. Il est INTERDIT de critiquer les deux piliers principaux sur lesquels repose le système (oui, ce même systèmeque tout le monde vomit en privé). Oui, il s'agit des deux piliers principaux, puisque le type de régime politique et de régime éducatif est l'instrument du système de domination capitaliste pour lui permettre d'obtenir dans la longueur : l'obéissance du grand nombre.
Interdiction d'une simple bibliographie dans une bibliothèque publique !
Le public doit aussi savoir que cette directrice a également INTERDIT le dépôt dans les bibliothèques d'un simple tract au format A5 et noir et blanc (imprimé par nos soins, avec nos deniers personnels), qui expose une bibliographie de 30 ouvrages critiques de l'Éducation Nationale, liste de livres telle qu'elle est présente dans l'article sur la Déscolarisation publié par la TVNet Citoyenne le mois dernier (avec des auteurs comme Ivan Illich, Jacques Rancière, Krishnamurti,...).

Oui, il faut bien se le dire, les bibliothèques de l'institution ont refusé le dépôt d'une simple liste de 30 livres conseillés par deux citoyens isolés, à l'heure où nous sommes submergés (le mot est faible) en permanence par une publicité commerciale hyper-agressive de Vodka, Label 5, bagnoles et parfums (mais laquelle inclut d'ailleurs la com' agressive et imposée de la culture officielle et calibrée d'État (Malraux, Le Phare,...)
A l'avenir, je communiquerai toujours ce genre de refus, car j'estime que le peuple doit savoir ce que les Pouvoirs refusent, au lieu de continuer de penser qu'il aurait accès aux véritables propositions des citoyens. Ça paraît évident mais mieux vaut rappeller qu'aucun d'entre-nous n'est véritablement en capacité de se dire spontanément : Je pense qu'il manque des tracts sous mes yeux. Quand des documents sont absents, c'est très difficile de penser à eux (idem pour les conférences, difficile de se dire : Je pense qu'il aurait dû y avoir une conférence, mais qu'elle a été empêché. — c'est le principe de la censure : faire disparaître ! )
J'invite donc la population a demander des comptes à toutes les structures institutionnelles concernant l'arbitraire dégueulasse qui y règne depuis des décennies (arbitraire au service des pouvoirs oligarchiques actuels et contre une vie citoyenne fertile et égalitaire).
Et j'invite également la population à exiger quotidiennement un vieux concept oublié, qui semble déranger pas mal de monde depuis la nuit des temps : L'ÉGALITÉ mais aussi celui de LIBERTÉ et de CITOYENNETÉ.
Les institutions actuelles (mafieuses et oligarchiques) nous volent TOUT et nous devons TOUT reprendre urgemment, car la terre et les hommes souffrent trop dans le système corrompu actuel.
Nous devons donc mettre sur pieds des MAISONS DU PEUPLE autogérées, digne de ce nom à Chambé. Pour cela : non pas ouvrir des squats, mais reprendre ce qui nous appartient et le transformer en des lieux conviviaux, égalitaires, de vie citoyenne libre et non faussée par les Pouvoirs. La première Maison du peuple, pourrait être la transformation radicale de La Maison des associations en une Maison du peuple réellement chaleureuse. Ensuite, oui, les bibliothèques doivent être reprises à Noëlle Gouillard pour en faire des bibliothèques d'un genre nouveau, ainsi qu'en parlait Ivan Illich, quand il développait sur la nécessité de retrouver des échanges entre égaux (et donc pour ré-inventer notre système éducatif).
Enfin, nous ne devons plus nous faire tromper sur les mots. Populaire, démocratique, citoyen..., doit réellement et toujours être de, par et pour le peuple (donc égalitaire) et ne plus être soumis à l'arbitraire de certains. Je pense ici par exemple à l'Université dite Populaire de l'AQCV, qui n'est en fait qu'une petite oligarchie qui sélectionne des conférenciers parmi l'élite officielle (des professeurs émérites, des docteurs, des avocats... Quelle blague !) et qui évince silencieusement les propositions citoyennes — Non, ce n'est pas cela une Université Populaire. Une Université Populaire c'est quand le peuple parle.

Après cela, il faudra envisager, évidemment, la reprise populaire du Théâtre Charles Dullin, évoquée depuis tellement d'années.
Oui, nous devons TOUT reprendre. Les beaux lustres, y compris.
N.B : J'étais hier soir à l'assemblée générale de la TVNet Citoyenne. Comment se fait-il que ce média citoyen libre et indépendant, incontournable à Chambéry depuis 5 ans, ne dispose toujours pas de locaux et de moyens adaptés ? Devons-nous être informés uniquement par le Dauphiné Libéré (dont l'actionnaire principal est le Crédit Mutuel) ? La conférence sur la Déscolarisation, le 19/12 prochain à la Maison des Associations (nous ne manquerons pas de parler de Noëlle Gouillard et sa bande) La conférence sur la déscolarisation étant donc INTERDITE dans les bibliothèques de Chambéry, sachez qu'elle sera donnée en autonomie le 19/12 prochain à la Maison des associations de Chambéry, dans l'amphithéâtre, à 19h30. Je vous rappelle que les auteurs de cette conférence sont assignés au tribunal en janvier car ils sont simplement rentrés dans deux collèges pour proposer leurs travaux (conférences, ateliers,...). Je vous le disais : nous n'avons pas le droit de critiquer certaines choses.
La conférence sur la vraie démocratie dans la rue et dans le froid.
La conférence théâtralisée, également Interdite un peu partout, sera donc donnée à partir de ce samedi 13 décembre 19h30, place Saint Léger, régulièrement, directement dans la rue (et dans le froid jusqu'en avril).
Réveillons-nous. Nous ne sommes pas démocratie mais dans un régime autoritaire et totalitaire, dont nous n'avons, semble-t-il, par encore trouvé le nom... (Oligarchie, Capitalisme, Ploutocratie,...). Une dictature comme la décrivait Aldous Huxley dans le meilleur des mondes :
« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude ... »
Ou encore Tocqueville dans de la Démocratie en Amérique : « Après avoir pris tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société toute entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés mais il les amollit, les plie et les dirige ; il les force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

