Le Dauphiné Libéré et la GRECE

Le dimanche 05 juillet 2015, la une du DL n'avait de place que pour Johnny l'inoxydable, le sport et quelques faits divers. Ce n'est que page 35, qu'un article était consacré à la GRECE, sous le titre OUI ou NON la GRECE et l'Euro à pile ou face.
Peut-on parler d'un conflit majeur européen, quand l'auteur voit le sujet comme un jeu ? En a-t-il lui-même compris les enjeux, lorsqu'il évoque que la GRECE est à la croisée des chemins, qui tous deux partent dans le brouillard ?
Pour certains politologues et économistes, la situation est grave. Il s'agit rien moins que l'éclatement de la zone Euro. L'incapacité de la solidarité européenne, par la perte d'un Etat qui connaît une crise humanitaire majeure, à l'image de cet homme de 77 ans, effondré au pied de la banque où il n'a pu retirer quelques argents, pour acheter les médicaments de sa femme malade. Ou encore, géostratégiquement parlant, de la perte d'une porte d'accès de l'Europe, face au bloc de la Turquie.
Faut-il imaginer que l'auteur de cet article, porte autant d'intérêt à la situation européenne que les titres principaux du journal du jour ?
Il n'est question que d'un premier ministre radical appelant le peuple à se prononcer pour approuver ou non les exigences européennes, afin que des créanciers bancaires s'enrichissent sur le dos d'un peuple. Un détail sans doute pour le journaliste...
Il évoque une opposition de droite et de gauche appelant à voter oui. Des grecs qui s'arrachent les cheveux pour savoir où ménerait un oui ou un non et conclut que c'est le flou le plus complet...
Quand on y comprend rien, c'est plus facile de mettre les propos dans la bouche des grecs... quitte à les faire passer pour des ignares et des rigolos... Aussi logiquement, un second article, non signé, nous renseigne sur un rapport des forces indécis. Pas si indécis que cela... On y lit que dans les intentions de vote, le oui est donné gagnant, par plusieurs enquêtes, avec une faible avance. Depuis vendredi, un seul sondage place le non en tête de 0,5%.
C'est précis. Clair. Peut-être trop quand il s'agit de vouloir rassurer un camp, composé de la droite, du PASOK (PS grec) et du centre gauche (POTAMI). Ces organisations qui ont gouverné la GRECE, avec un résultat indiscutable de bienfait pour ses habitants et le pays... après avoir cédé à toutes les exigences européennes, des banques et des dominants riches grecs...

Le lundi suivant, le 06 juillet, la une du Dauphiné Libéré était sans appel : le non est en tête. Europe : la gifle grecque. Seule l'Europe aurait reçu une gifle ? Au revoir les sondages bidons. Tsipras, le premier ministre, si isolé, l'emporte avec 61%. Faut-il donner encore du crédit à cette information : Le point sur ce qui peut se produire... quand le même auteur de la veille s'interroge : A vrai dire, on ne connaît pas encore le vrai vainqueur de ce référendum. On ne sait pas même si vainqueur il peut y avoir, au milieu du champ de ruines grec.
