Les élections européennes comment ça ne marchent pas ?
Les états de l'UE sont libre de choisir leur découpage électoral

La France pour le scrutin des européennes est divisée en huit grandes circonscriptions. Chacune correspond à plusieurs régions et se voit attribuer un nombre de sièges (de 3 à 15) proportionnel à sa population, jusqu’à la hauteur de 74 députés attribués à la France.

A chaque circonscription ses propres listes, soit une vingtaine en moyenne !
Ce ne fut pas toujours le cas dans l'Hexagone. Entre 1979, date de la première élection au suffrage universel direct du Parlement européen, et 1999, les listes étaient nationales. (loi du 11 avril 2003, elles sont devenues régionales lors du scrutin de 2004)

Notons que des pays ont opté pour une unique circonscription nationale, comme l'Espagne, des Pays-Bas, de la République tchèque ou de la Grèce.
Mais comme l’indique, Louis Weber, coauteur du livre « le Parlement européen, pour faire quoi ? » (éditions du Croquant), qui a fait des petits calculs, avec 74 sièges à répartir dans une seule circonscription nationale, toute liste dépassant le seuil minimum de 5 % aurait été assurée d'envoyer au moins trois députés à Strasbourg.
Dans une circonscription où, situation la plus favorable, 15 sièges sont à pourvoir (c'est le cas en Ile-de-France), il faut près de 7 % des voix pour être certain d'avoir un seul siège.

Si on prend l'exemple du Parti communiste qui, en 1999, avec 6,78 % des voix, avait obtenu six sièges mais seulement deux en 2004 et 1 siège en 2009, avec un résultat équivalent.En 1984,le Front National avait obtenu 10 sièges avec 10,95% des voix.On voit donc bien l’ignominie du découpage actuel
En ce qui nous concerne la Savoie, nous dépendons de la Circonscription Sud -Est, qui va de Bourg en Bresse jusqu’à Ajaccio en passant par St Etienne, Briançon et Nice, englobe près de 12 millions d’habitants et un peu moins de 8 millions d’électeurs (c’est donc près de 5 millions d’électeurs qui ne s’exprimeront pas ), et 3 millions qui éliront 13 députés sur 23 listes.
Comment le citoyen peut -il s’y retrouver ?
Qu’elle rapport peut-il avoir avec ce territoire, avec son représentant ?
Rappelons qu’en 2009, beaucoup d’électeur n’avaient reçu la profession de fois que quelques jours avant le vote.

Rappelons qu’en 2009 dans notre circonscription 21 listes, soit disant, se présentaient, alors que dans tous les bureaux de vote de Chambéry nous n'avions que 14 bulletins !!
Rappelons que si l’abstention a franchit la barre des 50% depuis maintenant plus de 20 ans, ce n’est que la faute des deux grands partis (PS-UMP)

La faute est le mot adéquat dans cette affaire car il désigne bien la traitrise absolue qui a été opéré après le NON du référendum du TSCG de 2005.

Rappelons que les deux référendums (1992 Maastricht et 2005 TSCG), référendums Européens ont passionnés les français qui se sont à chaque fois déplacés et ont participé à hauteur de 70% du corps électoral.

C’est à dire l’inverse proportion des élections classique. CQFD
Ce ne sont pas les citoyens qui se désintéressent des affaires publiques et des politiques européennes, mais ce sont les deux grands partis et leurs poissons pilotes qui claquemurent le débat démocratique dans une propagande politico-médiatique et inverse sciemment les terme des enjeux.
Ce sont les 2 grands partis politiques qui ne veulent pas que les citoyens s’intéressent aux politiques publiques qu’elles soient nationales, européennes, et internationales, en dehors du cadre qu’ils nous imposent.
Et quand, dans ce dispositif même, la défaite est au rendez-vous pour eux,(2005) ils n’ont aucune hésitation, ni honte de changer arbitrairement les règles . Pitoyable spectacle d’un système démocratique en déliquescence totale.
On passe, excusez du peu, sur l’ignominie des politiques «européennes» sous la férule des banques et du triumvirat, appliqués depuis plusieurs années au peuple grec, chypriote, portugais, irlandais, espagnol....
Il n’y a donc rien d’illogique à ce que la majorité des citoyens ne souhaitent pas participer d’une telle mascarade.
L’abstention peut-être lu, comme, à la fois un indicateur de clairvoyance et d’optimisme du peuple français.
